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Malformations du bébé à naître : après la Dépakine, d’autres antiépileptiques mis en cause

Cinq médicaments présentent un risque pour la santé du bébé en cas d’exposition in utero, selon l'Agence  du médicament (ANSM). 

Malformations du bébé à naître : après la Dépakine, d’autres antiépileptiques mis en cause Naeblys / istock.

  • Publié 26.04.2019 à 09h32
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En plus de la Dékapine (ou valproate), cinq autres antiépileptiques sont désormais répertoriés comme augmentant le risque de malformations et de troubles neuro-développementaux chez les enfants exposés pendant la grossesse, selon l’ANSM. Il s’agit du topiramate, du phénobarbital, de la primidone, de la carbamazépine et de la (fos) phénytoïne.

"Cette analyse confirme que le valproate est l’antiépileptique le plus à risque. Concernant le risque de troubles neuro-développementaux, les données restent actuellement limitées pour les antiépileptiques autres que le valproate et ne permettent pas, à ce stade, de conclusion définitive", précise l’ANSM.

Bec-de-lièvre et d'anomalies au niveau de la verge

La dékapine est ses dérivés multiplient par cinq le risque de favoriser une malformation du futur enfant, les cinq autres médicaments cités plus haut par trois."L'existence d'un risque avec ces antiépileptiques était connu, mais pas quantifié", explique à BFMTV le Dr Philippe Vella de l'ANSM.

Le topiramate (Epitomax et ses génériques) augmente par exemple le risque de malformations orales de type bec-de-lièvre et d'anomalies au niveau de la verge avec l'orifice de l'urètre anormalement positionné (hypospadias).

Par ailleurs, l’agence, qui dresse une échelle des risques pour 21 antiépileptiques, "appelle à la vigilance sur l’utilisation de la prégabaline (Lyrica et génériques) étant donné le risque malformatif potentiel et sa prescription importante en France". Les données actuellement disponibles ne montrent pas d’augmentation de la fréquence des malformations pour la lamotrigine et le lévétiracétam.

Consulter au plus vite un médecin

Les femmes enceintes ou désireuses de procréer qui suivent l’un de ces traitements doivent donc consulter au plus vite leur médecin, sans pour autant interrompre la prise de médicament avant le rendez-vous. Dans les suites de cette analyse, l’ANSM a décidé de réunir un comité d’experts indépendants (CSST) le 14 mai 2019 pour proposer des mesures complémentaires de réduction des risques liés à l'exposition in utero aux antiépileptiques.

Selon la première estimation officielle délivrée par l'ANSM et l'Assurance maladie en juin 2018, 30.000 enfants exposés pendant la grossesse à la Dékapine pourraient avoir été atteints par des troubles de développement (autistiques, retards mentaux, difficultés ou retards de langage). On dénombre au cours des cinquante dernières années 2000 à 4000 victimes de malformations. Il est désormais possible de signaler l’exposition d’enfants à des antiépileptiques au cours de la grossesse via un formulaire.

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