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Aliments transformés

Comment fonctionne l'E319, cet additif alimentaire qui affaiblit notre système immunitaire

Présent dans les glaces, les plats surgelés ou encore les céréales, l’additif alimentaire E319 est accusé, dans une étude américaine, de rendre notre système immunitaire plus faible. Il nous rendrait ainsi plus vulnérables au virus de la grippe.

Comment fonctionne l'E319, cet additif alimentaire qui affaiblit notre système immunitaire margouillatphotos / istock

  • Publié 12.04.2019 à 18h30
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Connaissez-vous le butylhydroquinone tertiaire (BGQT)? À priori non. Pourtant, cet additif alimentaire est bien présent sur les étiquettes de nos aliments, sous le nom E319. On le trouve principalement dans les aliments transformés, le plus souvent surgelés ou déshydratés.

Selon une étude américaine menée par des chercheurs de l’université d’Etat du Michigan, ce conservateur attaquerait notre système immunitaire et nous rendrait plus vulnérables au virus de la grippe.

Un additif surtout présent dans les aliments gras

L’E319 est actuellement interdit au Japon. Mais ce n’est pas le cas en Europe, ni dans les autres pays du monde. En octobre 2018, l’association de consommateurs l’UFC-Que Choisir a testé et classé 300 additifs alimentaires selon leur nocivité pour la santé. L’E319 était jugé "peu recommandable".

Le journal The Independent a dressé la liste des produits dans lesquels on risque de retrouver le butylhydroquinone tertiaire. Et celle-ci est longue : lait en poudre, huile, fruits à coque industriels, glaces, pop-corn, nuggets de poulet, pâtes à tartiner, préparations pour gâteaux, viandes et poissons déshydratés ou congelés, soupes déshydratées, chips, ou céréales. Autrement dit, l’E319 se trouve principalement dans les aliments transformés et riches en graisses. Mais il peut être à peine détectable dans certains cas.

Notre organisme est moins capable de détecter le virus de la grippe

Pour mener cette étude, les chercheurs ont intégré l’E319 à la nourriture de souris. La quantité était proportionnelle à celle présente dans nos aliments, afin de mieux mesurer l’impact possible sur notre organisme. Le constat est sans appel. Les souris avaient un taux réduit de cellules CD4, capables de détecter le virus de la grippe, et de cellules CD8 T, qui permettent de le combattre. De plus, les souris avaient contracté une inflammation étendue des poumons. 

"Il est crucial pour notre corps d’être capable de reconnaître un virus et de se rappeler comment le combattre efficacement", explique Robert Freeborn, l’un des deux auteurs principaux de l’étude. "C’est tout l’intérêt des vaccins, de stimuler cette mémoire et d’immuniser l’organisme. Mais le BHQT semble altérer ce processus", poursuit-il.

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