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Santé Publique France

Mars Bleu : un dépistage encore insuffisant du cancer colorectal

Dans le cadre de "Mars Bleu", mois de promotion du dépistage du cancer colorectal, Santé Publique France rappelle que cette démarche est encore bien trop peu courante. 

Mars Bleu : un dépistage encore insuffisant du cancer colorectal ThitareeSarmkasat / istock.

  • Publié 19.03.2019 à 15h54
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Le dépistage du cancer colorectal est encore très insuffisant, selon Santé Publique France. Les dernières données pour la période 2017-2018 montrent que seuls 32,1% des hommes et des femmes de 50 à 74 ans qui devraient faire cette démarche y participent. Le taux de participation était de 33,5 % pour la période 2016-2017 et de l’ordre de 31-32% pour les périodes antérieures, des chiffres très inférieurs au repère européen de 45%.

Détecté tôt, le cancer colorectal peut être guéri dans 9 cas sur 10

"L’augmentation de la participation au programme de dépistage du cancer colorectal qui était attendue avec le changement de test dans le courant de l’année 2015, passant du test au gaïac au test immunologique plus sensible et plus facile à réaliser, ne s’est donc pas matérialisée à ce jour", déplore l’agence de santé.  

Le cancer colorectal est pourtant l’un des cancers les plus fréquents et les plus meurtriers. En 2018, cette pathologie a touché environ 43 000 personnes (23 000 hommes et 20 000 femmes) et provoqué 17 000 décès (9 000 hommes et 8 000 femmes). Alors que détecté tôt, le cancer colorectal peut être guéri dans 9 cas sur 10. C'est pour cette raison que La ligue contre le cancer a lancé ce mois-ci l'opération "Mars bleu", ponctuée d'un slogan accrocheur ayant pour but de briser les tabous autour du dépistage : #Parlonsfesses.

Plusieurs traitements peuvent être proposés

Le test de dépistage s’est révélé positif chez 4% des personnes dépistées en 2017-2018. Une coloscopie doit être prescrite chez ces personnes pour déterminer l’origine du saignement. Dans environ 3 cas sur 10,  la coloscopie révélera un polype précancéreux et dans 1 cas sur 10 un cancer. "Les données de performance du test immunologique pour l’année 2015 montrent que le test immunologique permet de dépister 3,7 fois plus de polypes précancéreux et 2,4 fois plus de cancers que le test au gaïac qui était utilisé avant 2015", précise santé publique France.

Selon le stade du cancer, plusieurs traitements peuvent être proposés : la chirurgie seule en cas de lésion très localisée, le traitement chirurgical avec curage ganglionnaire et chimiothérapie adjuvante quand le mal a atteint les ganglions, et la chirurgie du côlon et des organes métastasés en cas de métastases. Cette dernière pourra être suivie ou précédée d’une chimiothérapie voire d’une thérapie ciblée.

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