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Différence hommes-femmes

Maladies mentales : les femmes plus sensibles à l'ocytocine

Une nouvelle étude pourrait bien faire avancer la recherche sur certaines maladies mentales. En effet, femmes et hommes ne sont pas égaux dans ce domaine, et il est important de mettre au point des traitements spécifiques au genre.

Maladies mentales : les femmes plus sensibles à l'ocytocine KatarzynaBialasiewicz / istock

  • Publié 03.02.2019 à 17h26
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Hommes et femmes ne sont malheureusement pas égaux face aux risques de maladies mentales. On sait déjà, par exemple, que les femmes ont deux fois plus de risques d’être en dépression une fois dans leur vie, et les hommes d’avoir un trouble déficit de l’attention. Malgré le constat d’importantes différences entre les genres dans le comportement social, et de leur incidence sur la santé mentale, peu de recherches ont été menées jusqu’à maintenant.

Les auteurs de cette étude menée par la Georgia State et publiée dans la revue Neuropsychopharmacology, ont cherché à comprendre d’où vient cette différence chez les hommes et les femmes... et c’est dans le système de récompense du cerveau qu’ils ont trouvé la réponse.

Une différence entre les hommes et les femmes

Selon les chercheurs de l’étude, les femmes "trouvent que les interactions sociales entre personnes du même sexe sont plus gratifiantes que les hommes". Cela viendrait du fait que les femmes sont plus sensibles que les hommes aux actions enrichissantes de l'ocytocine (OT), considérée comme "l’hormone de la confiance et de l’amour".

L'équipe de recherche a découvert en effet que l'ocytocine (OT) agit dans le "circuit de récompense" du cerveau, ce qui rend une interaction sociale enrichissante. Mais qu’est-ce que cela va apporter dans la recherche sur les maladies mentales ?

Des traitement plus adaptés en fonction du sexe du patient

"Reconnaître les différences de genre dans le traitement de la récompense sociale est nécessaire pour comprendre les différences entre les sexes concernant l'apparition de certaines maladies mentales. C’est est aussi essentiel pour la mise au point de traitements spécifiques au genre contre les troubles psychiatriques tels que l'autisme, la toxicomanie et la schizophrénie", explique le Dr Elliott Albers, directeur du Center for Behavioral Neuroscience et professeur de neuroscience Regents à Georgia State, qui a dirigé l’équipe de recherche.

Les données de l'étude ont montré que l'activation des récepteurs d'OT est essentielle pour que l'interaction sociale soit enrichissante chez les hommes et les femmes, mais que les femmes sont plus sensibles aux actions de l'OT que les hommes.

Grâce à cette découverte, les chercheurs prévoient donc d’utiliser l’OT pour développer les médicaments en fonction du genre. Mieux appréhender les interactions sociales dans les cliniques spécialisées aideraient aussi à mieux réguler les troubles chez les femmes. On pourrait par exemple privilégier un médecin du même sexe pour leur suivi.  

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