Publicité

QUESTION D'ACTU

Savoir agir

Bronchiolite du nourrisson : les conseils aux parents pour soulager leur enfant

Alors qu’une sévère épidémie de bronchiolite est en cours, voici les principaux conseils pour protéger ou soulager votre enfant

Bronchiolite du nourrisson : les conseils aux parents pour soulager leur enfant Taborsk/istock

  • Publié 08.12.2018 à 11h35
  • |
  • |
  • |
  • |


La bronchiolite est une infection respiratoire fréquente, le plus souvent bénigne, qui touche l’enfant de moins de deux ans. Cette maladie très contagieuse se propage sur le mode épidémique et se caractérise par une gêne respiratoire liée à une inflammation des bronchioles, les petits conduits respiratoires des poumons. Cette inflammation est due à un virus (le virus respiratoire syncitial dans 70% des cas) et est associée à une sécrétion abondante de mucus, l’ensemble provoquant une obstruction de ces bronchioles.

La maladie débute généralement par une rhinopharyngite avec une légère fièvre, un écoulement nasal, une obstruction nasale et une toux sèche. Puis quelques jours plus tard, la respiration s’accélère, devient bruyante, avec des sifflements caractéristiques (« sibilants »), la toux devient grasse et s’aggrave. L’enfant a du mal à s’alimenter et est fatigué.

Comment protéger son bébé de la bronchiolite ?

Le virus respiratoire syncytial (ou VRS) est très contagieux. Il se transmet entre nourrissons, mais les adultes peuvent aussi être porteurs du virus et participer à la transmission. La toux, les éternuements, le contact avec les mains et les objets contaminés participent à la propagation du virus. Dans 30% des cas, il s’agit d’adénovirus, de virus parainfluenzae ou de rhinovirus et une rhinopharyngite de l’enfant ou de l’adulte peut ainsi être responsable d’une bronchiolite chez un nourrisson présent dans l’entourage.

Il est essentiel de protéger le nourrisson, dont les défenses immunitaires sont encore insuffisantes, et de ne pas le contaminer quand on est malade ou que l’on a été en contact avec un malade (infection asymptomatique).
- Se laver les mains pendant 30 secondes avec de l’eau et du savon, ou en utilisant une solution hydro-alcoolique, avant et après un change, une tétée, un repas.
- Eviter les endroits publics confinés avec l’enfant.
- Ne pas partager les biberons, sucettes et couverts non lavés.
- Laver régulièrement jouets et peluches.
- Aérer les pièces du logement.
- Ne pas fumer à côté des nourrissons.
- En cas de rhume, porter un masque pour protéger leur bébé.

Quand faut-il évoquer une bronchiolite du nourrisson ?

La maladie débute généralement par une rhinopharyngite avec une légère fièvre, un écoulement nasal, une obstruction nasale et une toux sèche.

Puis quelques jours plus tard, la respiration s’accélère (« polypnée »), devient bruyante, avec des sifflements caractéristiques (« sibilants »), la toux devient grasse et s’aggrave. L’enfant a du mal à s’alimenter et est fatigué.

Quand faut-il consulter ?

La bronchiolite doit être prise en charge par un médecin. Il faut donc consulter dès les premiers signes. Si les signes et l’essoufflement s’aggravent après quelques jours de traitement, le nourrisson doit être examiné à nouveau par le médecin.

L’existence de critères de gravité doit conduire à emmener le nourrisson dans un service d’urgences ou à contacter le service d’aide médicale d’urgence en faisant le 15 ou le 112 :
- Age inférieur à six semaines.
- Enfant prématuré de moins de trois mois.
- Antécédents de maladie cardiaque ou respiratoire.
- Refus de boire ou de s’alimenter.
- Diarrhées ou vomissements.
- Aggravation des difficultés respiratoires.
- Somnolence ou pleurs excessifs.

L’hospitalisation pour surveillance et soins est parfois indispensable chez les bébés de moins de six semaines et les nourrissons fragiles, et si des complications surviennent. Il sera parfois nécessaire de prévoir une ventilation assistée. Une immunoprophylaxie passive par perfusion d'anticorps monoclonaux anti-VRS (Synagis®) est réservée aux anciens prématurés de 32 semaines d’aménorrhée et aux enfants atteints de dysplasie broncho-pulmonaire.

Quel est le traitement de la bronchiolite ?

Il s’agit d’une infection virale et les antibiotiques sont donc inutiles pour soigner la bronchiolite. Ils ne sont prescrits qu’en cas de surinfection bactérienne.

Le traitement est « symptomatique » : du paracétamol, ou des anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) tel que l’ibuprofène après l’âge de trois mois, pour la fièvre.

La kinésithérapie respiratoire quotidienne est prescrite. Elle permet d’éliminer les mucosités qui obstruent les voies respiratoires.

Il faut hydrater correctement le nourrisson, en fractionnant son alimentation et en épaississant les biberons. Il faut désobstruer le nez et éviter de fumer dans la maison ou l’appartement.

Dans la majorité des cas, la bronchiolite se soigne à la maison.

Quels sont les conseils que peuvent mettre en place les parents ?

- Nettoyer le nez plusieurs fois par jour avec du sérum physiologique.
- Donner de l’eau régulièrement à boire pour éviter la déshydratation.
- Donner à manger plus souvent et en plus petites quantités.
- Aérer les pièces du logement.
- Ne pas trop couvrir l’enfant.
- Ne pas fumer près de lui.

Combien de temps dure une bronchiolite ?

La bronchiolite est une maladie le plus souvent bénigne qui guérit en une ou deux semaines mais la toux peut persister pendant 2 à 4 semaines. Parfois, l’infection virale se surinfecte par des bactéries. Cette surinfection se manifeste par une élévation de la fièvre au-dessus de 38,5°C et des sécrétions bronchiques purulentes. Ces signes doivent conduire à consulter le médecin.

Dans de rares cas, la gêne respiratoire s’aggrave, des difficultés d’alimentation surviennent et l’état général du nourrisson se dégrade : une hospitalisation de quelques jours est alors nécessaire.

Il existe également un risque de déshydratation, surtout en cas de diarrhées, de vomissements et de difficultés d’alimentation. Là encore, l’hospitalisation peut être indispensable pour réhydrater l’enfant.

Les séquelles sont rares, mais on a pu observer des « bronchectasies » ou « dilatation des bronches ».

La bronchiolite peut récidiver. Mais, à partir du troisième épisode, on considère généralement qu’il s’agit d’un asthme du nourrisson.

Ce sujet vous intéresse ? Venez en discuter sur notre forum !

Publicité

Vous aimez cet article ? Abonnez-vous à la newsletter !

EN DIRECT

Publicité

LES MALADIES

J'AI MAL

Bras et mains Bras et mains Tête et cou Torse et haut du dos Jambes et pied

SYMPTÔMES

Publicité