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VIH : plus d’un quart des malades sont diagnostiqués trop tardivement

Le dépistage du VIH est encore trop tardif en France. En 2017, 49% des découvertes de séropositivité concernaient des personnes n’ayant jamais été testées auparavant. Et cela ne concerne pas que les jeunes.

VIH : plus d’un quart des malades sont diagnostiqués trop tardivement nito100 / istock

  • Publié 27.11.2018 à 13h38
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Malgré une progression notable du dépistage, avec 5,6 millions de sérologies VIH réalisées en 2017, plus d’un quart des découvertes de séropositivité sont toujours trop tardives.

28% des personnes ont été diagnostiquées cette année à un stade avancé de l’infection, et la moitié des découvertes de séropositivité (49%) a concerné des personnes qui déclarent n’avoir jamais été testées auparavant, selon le dernier BEH. Dans les populations risque, à savoir les gays et les hétérosexuels nés à l’étranger, cette proportion est respectivement de 22% et 62%.

"Le dépistage du VIH doit encore être intensifié"

En plus de la prévention, "le dépistage du VIH doit donc encore être intensifié dans les populations les plus exposées, afin de réduire la proportion de ceux qui ignorent leur séropositivité pour leur permettre de bénéficier d’un traitement antirétroviral", explique donc Santé Publique France.

Le nombre de découvertes de séropositivité VIH avait été estimé à environ 6 000 en 2016, soit une diminution de 5% par rapport à 2013 (ce nombre n’a pas encore pu être estimé pour l’année 2017). Les hommes ayant des rapports sexuels entre hommes  et les hétérosexuels nés à l’étranger (dont les 3⁄4 sont nés dans un pays d’Afrique subsaharienne) restent les deux groupes les plus touchés et représentent respectivement 45% et 38% de diagnostics positifs en 2017-2018. Les hétérosexuels nés en France et les usagers de drogues injectables représentent respectivement 15% et 1%.

Les personnes de plus de 49 ans

Ces proportions sont stables depuis 2015, sauf pour les personnes de plus de 49 ans. En 2016, le nombre de séniors ayant découvert leur séropositivité a été estimé à 1 200, soit 20% de l’ensemble des découvertes – des chiffres en augmentation.  

En 2017, 5,6 millions de sérologies VIH ont été réalisées par les laboratoires de biologie médicale (de ville ou hospitaliers), nombre jamais atteint depuis le début des années 2000. Ce nombre a augmenté de +6,4% par rapport à 2014, plus particulièrement dans les départements d’Outre-Mer (+10,4%) qu’en métropole (+6,2%). En 2017, les régions où l’activité de dépistage du VIH est la plus importante sont la Guyane (231 sérologies/1 000 habitants), la Guadeloupe (170), la Martinique (150), Mayotte (130), puis l’Ile-de-France (115), la Réunion (108) et la Provence-Alpes-Côte d’Azur (104).

153 000 personnes vivent avec le VIH en France

Le nombre d’autotests VIH vendus en pharmacie au cours de l’année 2017, sans possibilité de connaître la population y ayant recours, est d’environ 73 000, soit un nombre comparable à celui de 2016 (74 650). On estime que 153 000 personnes vivent avec le VIH en France.

Le dépistage du VIH "doit également être couplé à celui des autres infections sexuellement transmissibles (IST)", précise l’agence de santé publique. En 2016, ce sont environ 270 000 infections à Chlamydia et 50 000 infections à gonocoque qui ont été diagnostiquées, des chiffres qui continuent d’augmenter en 2017.

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