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BPCO

Manque de souffle : la bronchite chronique du fumeur est insidieuse

C’est bientôt la journée mondiale de la BPCO. Aussi appelée « bronchite du fumeur » ou broncho-pneumopathie chronique obstructive, elle concerne trois millions et demi de personnes en France. Mais deux tiers d’entre elles ne connaissent pas leur diagnostic.

Manque de souffle : la bronchite chronique du fumeur est insidieuse UberImages/istock

  • Publié 05.11.2018 à 17h13
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Tousser au réveil quand on est fumeur, pour beaucoup c’est normal. En réalité, cela peut cacher un problème plus grave, une maladie des bronches pulmonaires, la broncho-pneumopathie chronique obstructive (BPCO) aussi appelée bronchite du fumeur. Une maladie peu connue des fumeurs, et diagnostiquée trop tardivement

Un essoufflement insidieux

De quelques bronchites chaque année à une insuffisance respiratoire qui handicape le malade au moindre effort, avec essoufflement lors d’efforts de moins en moins importants, la maladie progresse lentement. Mais, elle peine à être détectée aujourd’hui. Un tiers seulement des patients connaît son diagnostic. Alors qu’il suffit de regarder si l’on est plus essoufflé que quelqu’un de son âge quand on fait un effort physique, comme monter un escalier.

Les malades et les médecins sont parfois mal sensibilisés. Les patients peuvent consulter leur médecin traitant plusieurs fois pendant l’hiver pour ce qu’ils pensent être des bronchites à répétition, et comme l’essoufflement à l’effort est difficile à quantifier en consultation, le diagnostic n’est pas forcément évoqué alors qu’en réalité c’est déjà une BPCO.

Etendre le dépistage

Aujourd’hui, on prescrit aux fumeurs à partir de 40 ans, et aux fumeuses à partir de 45 ans une "EFR", pour exploration fonctionnelle respiratoire, un test qui permet d’évaluer la fonction respiratoire et dépister une obstruction débutante des bronches. La recommandation des professionnels est de passer à un test pour tout fumeur, quelque soit l’âge, à partir de de 20 paquets par an pour un homme, et 15 pour une femme.

Car la maladie présente des risques : surinfections bronchiques à répétition, hospitalisations, essoufflement à l’effort qui s’accentue. Le déclin de la fonction respiratoire est très difficilement réversible, d’où l’importance d’agir tôt. Le premier objectif, c’est l’arrêt du tabac, cela tombe bien c'est le mois de novembre. Ensuite avec des traitements médicamenteux, de l’activité physique ou encore de la kinésithérapie respiratoire, on peut améliorer les choses et vivre presque normalement. 

Evaluer le souffle

Une des solutions pour améliorer le dépistage : équiper tous les médecins généralistes d'un appareil de type spiromètre, qui teste le souffle. Si le test montre le moindre trouble, alors il faut approfondir par un test EFR complet chez un pneumologue, pour voir s’il s’agit bien d’une BPCO. Une expérimentation a été conduite en ce sens par l’Assurance Maladie qui a équipé et formé les médecins généralistes volontaires dans 3 régions françaises.

La BPCO concerne trois millions et demi de personnes et, aujourd’hui, 15.000 décès sont liés à la maladie en France.

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