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Problèmes cardiovasculaires : la dysfonction érectile augmente le risque

Basée sur une cohorte exceptionnellement grande, une nouvelle étude confirme que la dysfonction érectile est associée à un risque élevé de problèmes cardiovasculaires tels que la crise cardiaque ou l'AVC. 

Problèmes cardiovasculaires : la dysfonction érectile augmente le risque Istock / SasinParaksa

  • Publié 13.06.2018 à 09h30
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Selon une nouvelle recherche publiée dans la revue Circulation de l'American Heart Association, la dysfonction érectile est bien associée à un risque élevé de problèmes cardiovasculaires.

Basée sur une cohorte exceptionnellement grande, l'étude a suivi plus de 1 900 hommes sur une période de 4 ans. Tous étaient âgés de 60 à 78 ans. Résultat : ceux qui ont signalé des problèmes d’érection au cours du suivi avaient deux fois plus de risques de faire des crises cardiaques, des arrêts cardiaques, des morts subites ou encore des accidents vasculaires cérébraux (AVC) mortels et non mortels (6,3% VS 2,6%).

La dysfonction érectile peut donc aider les médecins à évaluer le risque cardiovasculaire chez les hommes d'âge moyen. "Les cliniciens devraient effectuer un dépistage plus ciblé chez les hommes souffrant de dysfonction érectile", insiste Michael Blaha, auteur de la recherche, "tout comme l'apparition de la dysfonction érectile devrait inciter les patients à demander une évaluation complète de leur santé cardiovasculaire à leur médecin".

20% des hommes de plus de 20 ans

Rappelons que les maladies cardiovasculaires et les troubles de l'érection partagent des facteurs de risque communs comme l'obésité, l'hypertension, le tabagisme ou encore le diabète.

La dysfonction érectile - définie comme l'incapacité d'atteindre ou de maintenir une érection pour des rapports sexuels satisfaisants - touche près de 20% des hommes de plus de 20 ans.  En France, on estime que 3,5 millions d’hommes en souffrent : majoritairement des hommes de plus de 60 ans, mais aussi, dans 10% des cas, des hommes de moins de 50 ans.

Un taux de rémission de 29% en l’espace de 5 ans

Handicapante pour la vie de couple, la dysfonction érectile n’est pourtant pas une fatalité et pourrait même être, dans de nombreux cas, inversée. Une étude publiée dans le Journal of Sexual Medicine et menée auprès de 810 hommes australiens souffrant de troubles de l’érection met ainsi en lumière un taux de rémission de 29% en l’espace de 5 ans.

Dans le cas d’une dysfonction érectile primaire, elle peut être traitée avec des médicaments ou une chirurgie. L’implant pénien est recommandé lorsqu’il y a une cause médicale claire pour expliquer la dysfonction érectile, et lorsque que ce problème n’est pas susceptible de se résoudre avec d’autres traitements médicamenteux. Certains patients font également le choix de la pose d’un implant pour pallier au manque d’efficacité des traitements médicamenteux.

Dysfonction érectile primaire ou secondaire

Les indications les plus fréquentes pour la pose d’une prothèse pénienne sont des troubles cardio-vasculaires (35,3%) et le diabète (22,8%). Une autre indication, moins courante, est celle des patients ayant subi une prostatectomie (16,5%) qui souffrent de dysérection et pour lesquels ni la rééducation ni les traitements médicamenteux n’ont été satisfaisants.

Une dysfonction érectile secondaire, elle, est souvent temporaire. Il est alors préférable de consulter pour aborder les causes sous-jacentes au trouble de l’érection.

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