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Le sommeil c'est la santé

Maladie d'Alzheimer : les siestes trop longues accentuent le risque chez les personnes âgées

De trop longues siestes dans la journée augmentent le risque d’accumulation d’une protéine dans le cerveau. Cette dernière est associée à la maladie d’Alzheimer. 

Maladie d'Alzheimer : les siestes trop longues accentuent le risque chez les personnes âgées Ljupco/iStock

  • Publié 13.06.2018 à 08h30
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2 millions de personnes pourraient être atteintes d’Alzheimer d’ici à 2030 en France. Elles sont aujourd’hui environ 850 000 à vivre avec la maladie. Les chercheurs peinent à identifier les causes exactes de la maladie. Chez les personnes atteintes, on constate cependant l’accumulation de deux protéines : la Tau et la β amyloïde. Des chercheurs américains, de l’université Mayo, ont constaté qu’il existe un lien entre l’accumulation de cette dernière et un excès de sommeil dans la journée. En clair, les personnes âgées qui font de trop longues siestes auraient plus de risque d’être atteintes de la maladie d’Alzheimer. 

Dormir trop augmente le risque

283 personnes, âgées de 77 ans en moyenne, ont participé à l’étude. Aucune d’entre elles n’était atteinte de démence avant l'étude. Les chercheurs ont voulu comprendre si une quantité de sommeil trop importante en journée était associée à une accumulation de la protéine β amyloïde. 22,3 % des patients faisaient des siestes trop longues. Ils étaient plus concernés que les autres par l’accumulation de la protéine β amyloïde. Pour les chercheurs, ces personnes âgées seraient plus susceptibles d’être touchées par Alzheimer. Celles dont le sommeil est troublé, et qui dorment peu, sont elles aussi plus à risque de développer la maladie d’Alzheimer. 

L'espoir d'un test sanguin pour détecter la maladie tôt 

Souvent la maladie est détectée tard, lorsqu’elle déjà installée. Les premières lésions cérébrales apparaissent entre 10 et 20 ans avant le début de la maladie. Des chercheurs ont développé un test sanguin qui permettrait justement d’identifier les personnes atteintes avant l'arrivée des premiers symptômes. Il détecte le mauvais repliement des protéines lors de leur mise en forme, qui apparaît justement une dizaine d’années avant les premiers symptômes. Cela pourrait permettre d’agir sur les facteurs à risque de ces personnes, comme le sommeil. Des traitements ou des mesures peuvent ensuite être mis en place pour lutter contre les troubles du sommeil. 

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