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QUESTION D'ACTU

Hormone NGM282

Foie gras : une hormone intestinale réduit le risque d'évolutin vers la cirrhose

Une étude montre qu’une hormone intestinale pourrait réduire la graisse qui s'accumule dans le foie quand on grossit, et prévenir l'évolution vers une cirrhose. Un nouveau traitement pourrait être envisagé.

Foie gras : une hormone intestinale réduit le risque d'évolutin vers la cirrhose Istock/javi_indy

  • Publié 10.03.2018 à 10h27
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Un nouveau traitement pour éviter une cirrhose du foie, une fibrose ou une inflammation de l'organe ? C’est l’espoir suscité par un récent essai clinique.

Les chercheurs de l’Ecole de médecine de l’Université de Californie à San Diego ont découvert que de faibles doses d’une hormone intestinale, appelée NGM282, diminuait la graisse dans le foie chez les patients atteints de stéatose hépatique non alcoolique.

Une maladie due à une surcharge en graisse des cellules du foie, sans rapport avec la prise d’alcool, qui se traduit par une augmentation du volume de l'organe.

Actuellement il n'existe aucun traitement

Les facteurs de risques pour développer ces maladies du foie sont nombreux : le surpoids, le diabète de type 2, une pression artérielle ou un taux de cholestérol élevés... Les patients atteints de stéatose hépatique, ou stéatohépatite non alcoolique, peuvent développer une cirrhose, une fibrose ou encore une inflammation du foie. Cette étude, publiée dans The Lancet au début du mois de mars, ouvre la voie à un remède contre ces maladies du foie. Actuellement, il n’existe aucun traitement validé.

Les chercheurs ont mené leur étude clinique sur 166 patients, âgés de 18 à 75 ans, atteints de l’une de ses deux maladies du foie. Ils leur ont administré soit 3 milligrammes de la molécule intestinale NGM282, soit 6 milligrammes, soit un traitement placebo. Tout cela une fois par jour. Les patients étaient suivis toutes les deux semaines, pendant trois mois.

A terme, les chercheurs ont observé les résultats grâce à une IRM chez chaque patient. Ceux ayant reçu des doses de la molécule intestinale NGM282 avaient entre 5 et 30% de graisse en moins dans le foie.

La molécule intestinale a des effets secondaires

Néanmoins, les patients ayant reçu l'hormone intestinale NMG282 ont eu des effets secondaires : des douleurs locales au moment de l’injection, des diarrhées, des douleurs abdominales ou encore des nausées.

D’autres essais cliniques doivent donc être menés pour envisager un traitement à base de cette molécule intestinale.

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