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Débat brûlant

Euthanasie : 156 députés réclament un texte de loi "sans délai"

156 députés, parmi lesquels l'ancien Premier ministre Manuel Valls et l'ex-écologiste Barbara Pompili ont publié une tribune ce mardi pour demander au gouvernement de légiférer sur la fin de vie. 

Euthanasie : 156 députés réclament un texte de loi \ SimpleFoto/Epictura

  • Publié 28.02.2018 à 16h30
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C'est un sujet brûlant : une majorité se formera-t-elle à l'Assemblée nationale pour légiférer sur la fin de vie cette année ? 156 députés, dont 122 de La République en marche (LRM), demandent dans une tribune publiée ce mardi dans le Monde, qu'une nouvelle loi soit adoptée "sans délai". Parmi eux, l'ancien Premier ministre Manuel Valls, l'ex-écologiste Barbara Pompili, le socialiste Olivier Faure ou encore, le vice-président de la commission des affaires sociales LaRem Jean-Louis Touraine.

"Le choix de la personne doit pouvoir être respecté"

L’euthanasie, qui désigne "le fait pour un tiers de mettre fin à la vie d’une personne à sa demande ", est illégale en France. La loi Leonetti (avril 2005) encadre les soins palliatifs et prévoit dans L. 1110-10, que les traitements "lorsqu'ils apparaissent inutiles, disproportionnés ou n'ayant d'autre effet que le seul maintien artificiel de la vie, peuvent être suspendus ou ne pas être entrepris", mais ne légalise pas l'euthanasie en elle-même. Une étude de l'Ined publiée en novembre 2013 estimait d'ailleurs que les "pratiques d'euthanasie en France" restent "rares" : entre 2000 et 4000 chaque année. Toutes pratiquées par des médecins "courageux", estiment les élus dans leur tribune.

"Le choix de la personne doit pouvoir être respecté, quand il est libre, éclairé, soumis à nulle contrainte ou dépression, exprimé de façon réitérée, et que des médecins ont confirmé l'impasse thérapeutique", précisent-ils. Et de poursuivre :"Il convient de donner aux malades en fin de vie la libre disposition de leur corps et c’est essentiel, de leur destin. C’est pourquoi nous, députés issus d’horizons différents, proposons de légiférer en ce sens au cours de l’année 2018".

La position d'Agnès Buzyn

La position d'Emmanuel Macron sur ce sujet reste encore floue. En septembre dernier, la ministre de la Santé Agnès Buzyn avait exprimé sur France Inter, sa volonté d'évaluer la loi Claeys-Leonetti (février 2016) avant de remettre le débat sur la table : "En France, il y a eu beaucoup de débats sur la fin de vie qui ont abouti à une loi, la loi Claeys-Leonetti, qui permet une sédation profonde et prolongée pour les patients en fin de vie. Cela a déjà suscité des débats très compliqués. Et cette loi n'est pas encore complètement déployée partout. J'ai expliqué à Mme Bert que pour l'instant je souhaitais d'abord faire une évaluation de la façon dont cette loi était mise en œuvre dans notre pays".

L'euthanasie dans le monde

Comme nous vous le disions dans un récent article, cinq Etats des Etats-Unis (Washington, Oregon, Vermont et Californie) autorisent l’euthanasie ou le suicide assisté. Ainsi que cinq pays dans le monde : la Colombie, les Pays-Bas, le Luxembourg, la Suisse et la Belgique. Autorisée depuis 2002 pour les adultes et en 2016 pour les enfants, l’euthanasie active n’est pas un sujet tabou en Belgique. Mais parmi les demandeurs, un nombre croissant ne seraient pas en fin de vie

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