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A 15 ans, 50% des ados ont déjà vu un film X

La pornographie sur internet modifie la structure du cerveau

Sur 1 million de sites pris au hasard, 4% sont pornographiques ; Cela peut paraître modéré mais… leur fréquentation est extrêmement importante par rapport aux autres Et cela a une incidence sur le cerveau !

La pornographie sur internet modifie la structure du cerveau ©123RF Mawardi Bahar

  • Publié 11.11.2017 à 07h00
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L’homme n’a pas attendu Internet pour s’intéresser à la pornographie, mais avec la toile les conséquences semblent beaucoup plus préoccupantes. Une étude Allemande montre en effet, que le cerveau des consommateurs de films pornographiques réagit moins face aux stimuli sexuels et que leur lobe droit est plus petit que celui des autres.

Si on connaît mal le nombre d’utilisateurs de la pornographie en ligne, parce que c’est rarement une information revendiquée, en fait un chiffre fait consensus : plus de 100 milliards d’euros de marché annuel. Cela fait beaucoup et si on connaît mal les conséquences sur le cerveau, d’autres formes de consommation (livres et films), on a, en revanche, une idée plus précise avec le net. 

Un cerveau plus petit

Des chercheurs Allemands concluent que certaines zones du cerveau des consommateurs de porno sont plus petites que celles la population générale. Cette étude ne concernait que des hommes, âgés de 21 à 45 ans, qui ont regardé 4 heures de films pornographiques par semaine, selon leur propre aveu. Ils se sont pliés à un test qui évalue le risque d’addiction au contenu en ligne, ainsi qu’à des IRM, un examen radiologique très précis. Les chercheurs ont constaté un lien négatif, significatif entre le fait de regarder de la pornographie pendant plusieurs heures par semaine et le volume de matière grise dans le lobe droit du cerveau, ainsi que l’activité du cortex préfrontal. Ils expliquent ce phénomène par un terme très à la mode chez les médecins : la plasticité.  C’est une propriété étonnante de notre cerveau de pouvoir se « remodeler » en fonction de ce qu’on lui fait subir. C’est la plasticité qui explique que, par exemple, après un accident vasculaire cérébral, on peut redévelopper des zones abimées pour revivre normalement. Cela explique aussi qu’il n’y a pas d’âge pour progresser et que dans ce domaine la vieillesse est relative…

Avec la pornographie, les changements dans la plasticité résultent d’une intense stimulation du centre du plaisir. Cela inquiète les médecins, parce que les deux zones du cerveau sur lesquelles la pornographie agit sont associées à des zones d’accoutumance lors de la consommation de drogues. Le cerveau des consommateurs de pornographie, peut être comparé à celui des consommateurs de cocaïne ou d’amphétamines. En revanche, rien ne dit que ce soit la conséquence d’un abus de vidéos pornographiques. La poule et l’œuf !  Ce sont peut-être les gens dont le volume de cette partie du cerveau est plus petit, qui ont besoin de plus de stimulations externes pour ressentir du plaisir ; donc regarder des films pornographiques.

Et les enfants ?

Rappelons que les hommes étudiés avaient plus de 21 ans. Or selon l’IFOP en 2017 La moitié des adolescents âgés de 15 à 17 ans ont déjà surfé sur des sites pornographiques et Statista, portail des statistiques, estime que près de 90% des jeunes garçons ayant déjà surfé sur un site pornographique ont, au moins une fois au cours de leur vie, visité un site présentant du contenu pornographique gratuit. Les sites payants sont largement moins privilégiés, avec moins d'un garçon sur dix qui a déjà visité un site pornographique payant. Tous ces chiffres sont en hausse.

Quelles seront les conséquences sur la plasticité de leur cerveau Aucune étude n’est en cours sur ce sujet ; en revanche cela fait longtemps que les psychiatres ont tiré le –signal d’alarme sur les conséquences psychologiques désastreuses d’une immersion trop précoce dans le monde du porno.

 

 

 

 

 

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