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Activité cérébrale

Binge-drinking : des dégâts sur le cerveau des jeunes

Une étude montre une altération de l’activité cérébrale au repos chez les jeunes qui s’adonnent au binge-drinking.

Binge-drinking : des dégâts sur le cerveau des jeunes Huw Evans / Rex Feature/REX/SIPA

  • Publié 21.09.2017 à 18h32
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Les dégâts du binge-drinking se confirment. Une étude montre l’impact de l’hyperalcoolisation sur le cerveau des jeunes. Publiés dans la revue Frontiers in Behavioral Neuroscience, les travaux suggèrent que les alcoolisations ponctuelles importantes (API) pourraient provoquer des lésions cérébrales et ainsi modifier l’activité du cerveau.

Les recherches ont été menées sur 80 étudiants espagnols. L’objectif était d’évaluer les effets cérébraux de l’hyperalcoolisation sur le cerveau au repos, par rapport à des étudiants qui ne boivent jamais.


Difficulté à traiter des informations

« Un certain nombre d’études ont évalué les effets du binge-drinking chez les jeunes adultes au cours de différentes tâches cognitives comme la mémoire de travail et l’attention, expliquent les auteurs. Il n’existe cependant presque aucune étude évaluant le cerveau des buveurs au repos, sans qu’ils ne se concentrent sur une tâche. »

Les jeunes ont été divisés en deux groupes : les binge-drinkers, qui ont connu au moins un épisode d’API au cours du mois, et les autres, qui ne se sont pas alcoolisés de la sorte. Des électrodes ont été fixées sur le cuir chevelu des participants afin d’évaluer l’activité électrique dans différentes régions du cerveau.

Les résultats ont montré que, comparée aux personnes qui ne s’étaient jamais alcoolisées à outrance, l’activité cérébrale des binge-drinkers était altérée au repos. Le résultat de l’électroencéphalogramme laisse penser que les sujets enregistrent une capacité affaiblie de réponse à des stimuli extérieurs et des difficultés potentielles du traitement des informations.


Perte de matière blanche

Des travaux précédents ont déjà montré l’impact des bitures express sur le cerveau des jeunes. En 2016, une étude publiée dans Addiction Biology révélait que les API provoquaient des pertes de densité de la matière blanche, qui permet de connecter les différentes régions du cerveau et de transmettre les messages entre les cellules nerveuses. Cela se traduisait par une moindre connectivité neuronale.

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