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Crise cardiaque : la mortalité à l'hôpital réduite de moitié en 20 ans

Les femmes victimes d'un infarctus continuent de mourir davantage que les hommes. Mais cette inégalité a diminué ces 2 dernières décennies.

Crise cardiaque : la mortalité à l'hôpital réduite de moitié en 20 ans SimpleFoto/epictura




Au cours des deux dernières décennies, les décès par infarctus du myocarde ont diminué de moitié dans les hôpitaux suisses, selon une étude présentée au congrès européen de cardiologie qui se tient en ce moment à Barcelone. Et bien que les femmes jeunes décèdent moins de cet accident cardiaque, elles meurent toujours plus que les jeunes hommes.

Les chercheurs de l’université de Zurich se sont appuyés sur les données de 83 établissements de santé à travers le pays. Entre 1997 et 2016, quelque 51 725 personnes ont été victimes d’une crise cardiaque et hospitalisées, dont 73 % d’hommes âgés en moyenne de 64 ans et 27 % de femmes âgés de 72 ans.

Pour près de 31 000 patients, la cause de l’infarctus était l’obstruction totale d’une artère coronaire (on parle d’infarctus STEMI). Pour les autres, le sang continuait à s’écouler mais à très faible débit (infarctus NSTEMI).


Les femmes sont les premières victimes

En 20 ans, il apparaît que la mortalité des patients atteints de STEMI a diminué de 9,8 % à 5,5 % chez les hommes, et de 18,3 % à 6,9 % chez les femmes. Pour l’autre type d’infarctus, la mortalité masculine est passée de 7,1 % à 2,1 %, tandis que la mortalité féminine a chuté de 11 % à 3,6 %.

« Les femmes continuent à avoir une mortalité plus élevée à l’hôpital que les hommes, probablement parce qu’elles ont 8 ans de plus lorsqu’elles sont victimes d’une crise cardiaque, et qu’elles présentent plus de facteurs de risque cardiovasculaires et de comorbidités », suggère le Dr Dragana Radovanovic, auteur principal de ces travaux. La littérature montre, en effet, que le tabagisme explose chez les femmes.

Une meilleure prise en charge

Néanmoins, cette étude apporte des résultats encourageants. Ils montrent, en effet, un recul important du nombre de décès chez les femmes, et en particulier chez les moins de 60 ans. « Les études réalisées dans les années 1990 ont montré que les femmes jeunes victimes d’un infarctus avaient un risque de mourir plus important que les hommes du même âge », rappelle le Dr Dragana Radovanovic. Mais jusqu’à maintenant, on ignorait si ce fossé avait persisté ».

Une évolution liée notamment à l’amélioration de la prise en charge des patients. Aujourd’hui, en Suisse plus de 90 % des hommes, et autant de femmes, admis à l’hôpital vont bénéficier d’une coronographie pour déboucher l’artère contre respectivement et 60 et 45 % il y a 20 ans.

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