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QUESTION D'ACTU

Guerre, choléra, famine...

Yémen : les Nations Unies poussent un cri d'alerte

L'OMS, l'Unicef et le PAM appellent les Etats à redoubler d'efforts pour aider une population frappée par la guerre, la faim et le choléra. 

Yémen : les Nations Unies poussent un cri d'alerte XINHUA/SIPA

  • Publié 27.07.2017 à 17h46
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Le Yémen est au bord du gouffre. Ravagé par deux ans de conflit, le pays est victime d’une épidémie de choléra sans précèdent et souffre de la famine et de la soif. D’une même voix, l’Unicef, le Programme alimentaire mondial (PAM) et l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) poussent un cri d’alarme. Des membres de ces 3 agences des Nations unis ont traversé le pays durant 3 jours pour constater par eux-mêmes l’ampleur de la crise humanitaire et intensifier leurs efforts pour aider la population yéménite. 

« Le pays est au bord de la famine. Plus de 60 % de la population ne sait pas quand viendra son prochain repas, a indiqué la délégation. Près de 2 millions d’enfants souffrent de malnutrition, ce qui les rend plus vulnérables au choléra. Une maladie qui provoque encore plus de malnutrition. C’est un cercle vicieux ».


Un pays victime de tous les fléaux

Dans les 3 derniers mois, près de 400 000 personnes auraient été contaminées par le choléra, et 1 900 en sont mortes. Les enfants font partie des premières victimes. « Dans un hôpital que nous avons visité, des enfants arrivaient tout juste à réunir assez de force pour respirer », a-t-elle relaté.

En traversant les gouvernorats du pays, la délégation a également pu constater l’état de délabrement du Yémen. De très nombreuses infrastructures sanitaires et stations d’épuration de l’eau ont été détruites, laissant la population sans eau potable et accès aux soins. « Plus de 30 000 soignants n’ont pas reçu leur salaire depuis 10 mois, mais beaucoup continuent à travailler, a-t-elle rapporté. Nous avons demandé aux autorités yéménites de les rémunérer le plus vite possible car, sans eux, nous craignons que des malades, qui auraient pu survivre, décèdent ».

Les éboueurs n’ont pas non plus touché leurs salaires depuis des mois. Résultat : les déchets jonchent les rues des villes yéménites, favorisant la propagation du choléra.

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Sortir de la crise

Pour pallier cette situation catastrophique, quelque 1 000 centres de traitement du choléra ou de réhydratation ont été construits par l’OMS mais aussi les ONG comme Médecins Sans Frontières (MSF). « Au milieu de ce chaos, 16 000 volontaires vont de maison en maison pour apprendre aux familles comme se protéger de cette maladie diarrhéique », ajoute la délégation.

Malgré ce triste tableau, les membres de ces agences sont optimistes. « Plus de 99 % des malades qui ont accès aux soins survivent maintenant », ont-ils relevé. Néanmoins, « le Yémen a besoin d’une réponse humanitaire sans précédent. Nos agences ont réuni les autorités yéménites et les autres partenaires pour coordonner nos actions », expliquent-ils, indiquant qu’ils ont demandé aux belligérants de trouver « une solution politique pacifique au conflit ».

« Nous appelons également la communauté internationale à redoubler d’efforts. Si nous échouons, la catastrophe que nous voyons se dérouler sous nos yeux continuera à faire des victimes et marquera les futures générations pour les années à venir », ont prévenu ces trois agences des Nations unies.

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