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QUESTION D'ACTU

Du 11 au 17 mars

Une Semaine du cerveau pour percer ses mystères

La Semaine du cerveau sert à soutenir la recherche sur les maladies mais elle est aussi l'occasion d'évoquer les fausses vérités scientifiques qui entourent cet organe incomparable.

Une Semaine du cerveau pour percer ses mystères SINTESI/SIPA

  • Publié 11.03.2013 à 06h00
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Pendant toute la semaine, conférences, projections, expositions, débats auront lieu un peu partout en France autour d’un thème commun : le cerveau. Cette manifestation, La semaine du cerveau, a pour objectif de sensibiliser le grand public à l’importance de la recherche sur le cerveau et ses maladies.

Les maladies qui touchent cet organe, qu’elles soient neurologiques, psychiques et psychiatriques ou entrainant un déficit des organes des sens, sont nombreuses. Elles vont de la tristement célèbres Alzheimer et Parkinson aux maladies plus rares comme la maladie de Huntington. La recherche sur le cerveau est un enjeu de taille ; le récent Human Brain Project, projet de recherche sur le cerveau étendu à l'Europe, en est la meilleure illustration. Mais le cerveau n'engendre pas que les projets de recherche. Il abreuve l’imaginaire collectif de multiples croyances, que l’on appelle les neuromythes. Pour en citer quelques-uns : le cerveau des femmes ne fonctionnerait pas de la même façon que celui des hommes ou encore que nous n’utiliserions que 10% des capacités de cet organe.

Pas étonnant que l’élément principal du système nerveux central véhicule de telles assertions, explique Pierre-François Mery, du comité d’organisation de la Semaine du cerveau : « Il y a des fausses idées qui circulent sur le cerveau car elles correspondent à une expérience des gens, au fruit d’enseignements personnels dont sont tirées des conclusions. »


Ecoutez Pierre-François Mery
, chercheur à l’Inserm dans le domaine de la neuro-endocrinologie : « La différence entre le cerveau et les autres organes est que l’on veut comprendre la conscience, la pensée ; une fonction qui est difficile à évaluer. »

 


Pour en revenir aux neuromythes en eux-mêmes, les connaissances scientifiques actuelles permettent aujourd’hui de tordre le coup à beaucoup d’autres eux ou du moins, de les remettre en question. « Il y a des neuromythes qui persistent et qui n’ont pas de fondement scientifique », constate Pierre-François Mery. C’est le cas par exemple pour la compraraison entre le cerveau de l’homme et celui de la femme.


Ecoutez Pierre-François Mery 
: « Les cerveaux de l’homme et de la femme sont différents, mais de la à dire que les capacités ne sont pas les mêmes, c’est quand même assez fragile. »


En ce qui concerne la « part » de notre cerveau que nous utilisons, même combat. Le mythe est parti d’un chiffre, disant que le cerveau comptait 10% de neurones et 90% de cellules gliales. Chiffre qui n’a pourtant été corroboré par aucune étude depuis qu’il est sorti, rappelle Pierre-François Mery. « En fait, l’activité cérébrale est assez hétérogène au sein le cerveau, certaines zones semblant même être spécialisées dans l’activité de ne penser à rien », raconte Pierre-François Mery.

La question des neuromythes ne saurait faire oublier que la compréhension du fonctionnement du cerveau a aussi pour vocation de faire reculer les maladies qui lui sont liées. Le Dr Catherine Lubetzki, vice-présidente du conseil scientifique de la Fédération pour la recherche sur le cerveau, rappelle donc à l’occasion de la Semaine du cerveau la nécessité de promouvoir la recherche, notamment une recherche transdisciplinaire.


Ecoutez le Dr Catherine Lubetzki
, neurologue à l’Hôpital de la Pitié-Salpêtrière : « Les maladies du cerveau entraînent toutes in fine un dysfonctionnement cérébral ; favoriser une recherche transdisciplinaire est donc un enjeu important. »

Gageons qu’avec les avancées de la recherche, les neuromythes pourront continuer à tomber.

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