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Infarctus, AVC

Allaiter réduirait les maladies cardiovasculaires de la mère

Les femmes qui allaitent ont jusqu’à 18 % moins de maladies coronariennes et 17 % d’accidents vasculaires cérébraux en moins.

Allaiter réduirait les maladies cardiovasculaires de la mère evgenyataman/Epictura

  • Publié 26.06.2017 à 12h21
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L’allaitement a bonne presse. L’Organisation mondiale de la santé (OMS) et l’Unicef déplorent que seules 40 % des mères allaitent dans le monde. Les études vantant ses bienfaits, pour le bébé comme pour la mère, se multiplient. Elles avaient déjà montré une baisse du risque de développer un cancer du sein ou de l’ovaire, ou encore de l’ostéoporose chez les mères.
De nouveaux résultats montrent désormais un risque cardiovasculaire plus faible.

Les mères qui allaitent auraient ainsi environ 10 % de risque en moins de développer une maladie coronarienne ou d’être victime d’un accident vasculaire cérébral, d’après une étude publiée dans la revue JAHA.

Et plus l’allaitement est long, plus le risque baisse : chez les femmes qui donnent le sein au moins pendant deux ans à leur enfant, ce risque baisse respectivement de 18 et de 17 %. Chaque tranche de 6 mois d’allaitement apporte un bénéfice de 3 à 4 %. Un bénéfice non négligeable, surtout pour les personnes à risque.

Retrouver la ligne 

L’étude, qui a associé l’université d’Oxford (Royaume-Uni), l’Académie chinoise de médecine et l’université de Pékin, a porté sur près de 300 000 femmes chinoises, entre 2004 et 2008. Au début du suivi, aucune de ces femmes ne souffrait de pathologie cardiovasculaire. Après quatre ans, près de 17 000 avaient développé une maladie coronarienne, et 24 000 avaient fait un AVC. 
« Bien que nous ne puissions pas établir de lien de causalité, les bénéfices sur la santé des mères qui allaitent pourraient s’expliquer par une "réinitialisation" plus rapide de leur métabolisme après la grossesse, explique Sanne Peters, épidémiologiste à l’université d’Oxford, et l’un des auteurs de l’étude. Elles stockent de la graisse pour fournir l’énergie nécessaire à la croissance du fœtus, et à l’allaitement, après la naissance. L’allaitement pourrait éliminer cette graisse plus rapidement, et plus efficacement. »

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Une Française sur cinq

Donner le sein aiderait donc à perdre les kilos superflus de la grossesse. L’avantage est alors double : retrouver la ligne plus vite, et donc diminuer ses risques cardiovasculaires.

« Ces résultats devraient encourager à étendre l’allaitement, dont les bénéfices profitent à la mère comme à l’enfant », ajoute Zhengming Chen, épidémiologiste à l’université d’Oxford. Il appuie ainsi les recommandations de l’OMS, qui préconise d’allaiter les enfants au moins six mois.

En France, 66 % des femmes allaitent à la naissance. Un taux qui baisse très rapidement : moins d’une femme sur cinq (18 %) allaite jusqu’à six mois.

 


Source : Durée de l'allaitement en France selon les caractéristiques des parents et de la naissance.
Résultats de l'étude longitudinale française Elfe, 2011. Bulletin épidémiologique hebdomadaire numéro 29

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