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Nouvelle-Calédonie : la dengue fait une 8e victime

Un homme de 20 ans est décédé des suites d’une infection par le virus de la dengue, à Nouméa, le 12 mai dernier.

Nouvelle-Calédonie : la dengue fait une 8e victime Sanofi Pasteur/Flickr

  • Publié 16.05.2017 à 13h26
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L’épidémie de dengue, qui sévit en Nouvelle-Calédonie depuis le 5 janvier dernier, continue de progresser. Une huitième victime est à déplorer. Il s’agit d’un homme de 20 ans, résidant à Nouméa, décédé au Médipôle, un centre hospitalier de la banlieue de la principale ville de l’archipel, le jour même de son admission.

Les symptômes s’étaient déclarés quatre jours plus tôt. La santé du jeune homme avait été fragilisée « par des pathologies antérieures », ont précisé les autorités calédoniennes. La dernière victime de la dengue, qui souffrait elle aussi d’autres atteintes, avait succombé il y a tout juste un mois.

Conditions climatiques défavorables

« Les membres du gouvernement s’associent à la tristesse des familles endeuillées, peut-on lire dans un communiqué officiel. Ils demandent aux Calédoniens de continuer à se protéger avec des répulsifs adaptés et de poursuivre leurs efforts pour éradiquer les gîtes larvaires à leur domicile ».

Les conditions climatiques ont en effet favorisé la multiplication du vecteur de la dengue, le moustique Aedes aegypti. Les pluies diluviennes charriées par les cyclones Cook et Donna, qui ont balayé l’archipel en avril et début mai, n’y sont pas étrangères.

Les habitants sont invités à limiter au maximum les réservoirs à moustiques, et notamment à vider les bacs, pots et récipients de leur eau stagnante, où les insectes pondent leurs œufs.

Dengue de type 2

Depuis le début de l’année, au moins 2 400 personnes (un chiffre sans doute largement sous-estimé) ont été contaminées. C’est une souche de type 2 qui circule actuellement en Nouvelle-Calédonie, et la population locale n’y est pas immunisée. Les personnes qui ont déjà contracté la maladie sont en principe à l’abri, mais la dernière épidémie de ce type est trop ancienne : elle remonte à 1998, et était venue du Vanuatu, un archipel voisin.

La souche est donc plus virulente, et les autorités sanitaires estiment qu’elle conduit à deux fois plus d’hospitalisations que les épidémies « classiques ».

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La Réunion et la métropole concernées

Le reste du territoire national n’est pas à l’abri. La dengue a aussi fait son retour dans l’Océan Indien, sur l’Île de la Réunion, dans des proportions certes moins importantes. Au moins quinze cas ont été répertoriés depuis le début de l’année, dont une dizaine d’autochtones et deux menant à des hospitalisations. Là encore, l'éradication des foyers de moustiques se met en place pour combattre Aedes albopictus, ou moustique tigre.

L’inquiétude remonte même jusqu’en métropole. Le dispositif de lutte anti-vectorielle a été déclenché, et restera actif jusqu’au 30 novembre prochain. Une trentaine de départements métropolitains fera l’objet d’une surveillance accrue cette année, principalement dans le sud de l’Hexagone (ainsi qu’en Vendée et dans le Val-de-Marne).

Les particuliers sont vivement appelés à participer à cette surveillance. S’ils constatent qu’un gîte larvaire s’est développé dans leur jardin, où qu’ils voient passer un moustique tigre – reconnaissable à ses rayures blanches et noires –, il faut le signaler sur la plateforme www.signalement-moustique.fr ou l’application mobile iMoustique. Ces portails nationaux exigeront une photo de l’insecte.

Pour rappel, en plus de la dengue, le moustique tigre peut transmettre le virus Zika et le Chikungunya.

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