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Sevrage tabagique : le stress fait rechuter

Pour arrêter de fumer, la majorité des Français se débrouillent seuls, sans accompagnement. Le stress est le principal facteur de rechute.

Sevrage tabagique : le stress fait rechuter PEPPERSMINT/epictura

  • Publié 16.05.2017 à 12h43
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Quand on veut, on peut ! Voilà la philosophie des Français face au sevrage tabagisme, à en croire les résultats d’un sondage Ifop. Menée sur 1 103 fumeurs, dont 69 % ont déjà tenté de décrocher, l’enquête montre que la plupart des personnes interrogées comptent sur leurs propres moyens pour se débarrasser de la cigarette, même si le chemin du sevrage peut s’avérer tortueux.

Ainsi, 52 % des fumeurs qui ont essayé d’en finir avec le tabac ont arrêté seuls, sans accompagnement. S’ils recherchent de l’aide, c’est auprès des substituts nicotiniques qu’ils la trouvent en premier lieu – ils sont d’ailleurs de plus en plus nombreux à utiliser cet outil de sevrage, selon les dernières données de l’Observatoire Français des Drogues et des Toxicomanies, qui font état d’une hausse de 42 % des ventes de gommes, patchs et autres substituts au premier trimestre 2017 par rapport à celui de 2016.

Des méthodes douces 

Rien, en revanche, n’est dit sur l'e-cigarette. Le sondage évoque plutôt les méthodes douces (hypnose, magnétisme, sophrologie), testées par 13 % des fumeurs qui, en dernier ressort, se tournent vers un médecin, un pharmacien ou un psychologue.

D’aucuns pourraient notifier les limites du volontarisme de ces fumeurs, qui restent fumeurs malgré leurs tentatives. Ce n’est pas faux, mais il existe certaines circonstances atténuantes. Le stress apparaît comme le principal facteur de rechute (37 %), suivi de la sensation de manque ou encore de la présence d’autres fumeurs dans l’entourage, qui peuvent compliquer la tâche.

 
Question : Pour quelle raison principale vous êtes-vous remis(e) à fumer ? - Ifop/Pfizer

 

Sevrage et médicaments  

Le sondage a été commandé par le groupe pharmaceutique Pfizer, fabricant du Champix. Il vise surtout à prospecter les attentes des fumeurs vis-à-vis des traitements médicamenteux, leurs perceptions, leurs réticences. Or, selon les résultats, la moitié d’entre eux les rejette, l’autre n’y est pas défavorable. Les seniors (65 ans et plus), ainsi que ceux qui ont tenté plusieurs fois de se sevrer, en vain, seraient plus enclins à tester un traitement médical que les autres.

Parmi ceux qui rejettent l’aide médicamenteuse au sevrage, une part importante estime que « seule la volonté peut permettre d’arrêter de fumer », ou encore que ces médicaments « ne sont pas efficaces ».

Ce qui n'est pas totalement erroné concernant le Champix. De fait, les données sont à ce jour contradictoires : certaines études insistent sur la faible quantité d’effets sur le sevrage tabagique, à court et à long terme, quand d’autres évoquent une efficacité modeste de la molécule par rapport aux autres méthodes. En revanche, toutes s’accordent sur la présence d’effets secondaires fréquents (insomnies, nausées, maux de tête, toux, rhinopharyngites…) ou moins fréquents (dépression, anxiété, pensées suicidaires, tachycardies).

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