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Coronavirus

Pourquoi le Sras nous fait peur

En 2003, le Sras avait fait 8000 victimes et 800 morts. 12 cas de syndrome respiratoire aigu sévère ont été enregistrés en quelques mois. L'Oms et les Etats membres sont sur le qui-vive.

Pourquoi le Sras nous fait peur (NAT GIVON/AP/SIPA)

  • Publié 20.02.2013 à 19h28
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« Nous surveillons la situation et nous sommes prêts à agir ». Le Dr Vincent Enouf se veut rassurant pour la France. Le responsable adjoint du centre national de référence sur la grippe à l’institut Pasteur connaît bien ce virus. Mardi dernier, un britannique a succombé au coranvirus NCoV, une souche proche du Syndrome respiratoire aigu sévère (Sras).
Le week-end dernier, l’Organisation mondiale de la santé (Oms) recommandait aux Etats membres de « rechercher la présence éventuelle du nouveau coronavirus chez des patients présentant des pneumonies inexpliquées, ou qui souffrent de maladie respiratoire aiguë inexpliquée avec des complications et qui ne répond pas au traitement » .

Depuis l’automne 2012, 12 cas ont été répertoriés (5 en Arabie saoudite, 2 en Jordanie, 4 au Royaume-Uni, 1 en Allemagne) dont six sont morts.
La plupart des personnes infectées vivaient au Moyen-Orient ou y avaient séjourné. L’un d’eux est retourné en Grande-Bretagne et a contaminé un membre de sa famille. Les autorités sanitaires des différents pays ne manifestent pas d’inquiétude même si l’hypothèse d’une transmission interhumaine de ce virus est suivie de près.

L’Oms n’est pas en état d’alerte mais personne ne souhaite pas revivre la panique de 2003. Car le Sras restera comme la première maladie grave transmissible à émerger au XXIe siècle. Partie de la province du Guangdong en Chine en 2002, l’épidémie se répand en 2003 dans le monde laissant dans son sillage 8000 cas et 800 morts. Isolement, mise en quarantaine, l’état d’alerte déclenché par l’Oms permet de circonscrire l’agent meurtrier.
Le coupable est rapidement identifié. La chauve-souris insectivore est e réservoir animal ; mais c’est la civette, l’hôte intermédiaire, qui transmet le virus à l’homme. Les marchés de Hong-Kong et du sud de la Chine regorgent de ce petit animal sauvage.
Un agent qui se transmet ensuite d’homme à homme par des gouttelettes de salive. Les avions, les aéroports internationaux donnent l’occasion au virus de voyager.

Le patient qui a contracté le Sras souffre d’une forme de pneumopathie. Fièvre, toux sèche, difficultés respiratoires, douleurs musculaires, diarrhées, le Sras a une durée d’incubation d’une dizaine de jours. Son taux de létalité, selon l’Oms,  est 15% et peut dépasser 50% chez les plus de 65 ans.

En 2003, grâce au travail coordonné par l’Oms de plusieurs laboratoires dont l’Institut Pasteur, un  test diagnostique du Sras est mis au point. Mais les propriétés du virus, la façon dont il a franchi la barrière des espèces restent à ce jour inconnues.

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