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QUESTION D'ACTU

Epidémie de H7N9

Grippe aviaire : la Chine placée sous haute surveillance

Les autorités sanitaires internationales demandent à la Chine de renforcer ses mesures de contrôle et de surveillance pour enrayer l'épidémie de grippe aviaire. 

Grippe aviaire : la Chine placée sous haute surveillance LeeSnider/epictura

  • Publié 19.03.2017 à 13h36
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Alors que la Chine met tout en œuvre pour enrayer une épidémie de grippe aviaire, l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) et l’Organisation mondiale de la santé animale (OIE) prônent des contrôles renforcés. Les agences internationales s’inquiètent de la recrudescence d’une souche H7N9 hautement pathogène, et capable d’infecter les hommes.

Depuis le début de l’année, 161 personnes sont mortes des suites d’une infection par ce virus. Un nombre bien plus élevé que les années précédentes. « Selon certaines estimations, au début du mois de mars 2017, les cas humains liés au virus A(H7N9) ont dépassé ceux liés aux autres types de virus de l'influenza aviaire réunis (H5N1, H5N6, etc...) », indiquent-elles.

Les principales victimes sont les éleveurs et les clients se rendant sur des marchés de volailles vivantes. Les autorités chinoises réalisent fréquemment des tests dans ces marchés ou les élevages. Mais la surveillance du virus H7N9 est complexe car jusqu’à maintenant les animaux infectés présentaient peu de symptômes. L’apparition d’une mutation a changé la donne : cette nouvelle souche tue en moins de 48h les volailles.

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Risque de pandémie

Une haute pathogénicité qui préoccupe la FAO et l’OIE car la mutation pourrait être transmise à des élevages entiers en Chine ou des pays frontaliers. Ce nouveau virus pourrait également contaminé des oiseaux sauvages qui pourraient répandre ce virus lors de leur migration. « La Chine a réagi rapidement en signalant aux organisations internationales la mutation récente du virus et sa transition de faible à haute pathogénicité chez les volailles, a relevé le Dr Matthew Stone, directeur général adjoint de l’OIE. Si l'on considère que le risque de mutation de ce virus est permanent, une caractéristique inhérente à tous les virus de l'influenza, le partage rapide des résultats de la surveillance et du séquençage avec la communauté internationale est primordial pour se préparer à lutter contre la pandémie ».

Pour limiter la propagation de cette mutation, « il est indispensable de s'attaquer à la source de cette maladie chez les volailles : des actions doivent être mises en œuvre afin d'éliminer le virus H7N9 des exploitations affectées et des marchés », a déclaré le Dr Vincent Martin, représentant de la FAO en Chine.

Recommandations

Des mesures de biosécurité ont déjà été appliquées sur les marchés par le ministère chinois de l’Agriculture. Il est notamment interdit d’y laisser la nuit les animaux afin d’éviter la concentration du virus. Le ministère a également imposé des jours de vacance, et de fermeture afin de procéder au nettoyage des étales. La population a aussi été invitée à ne pas acheter des volailles vivantes ou fraîchement abattues. Car seule la cuisson ou la congélation permet d’éliminer le virus.

La FAO et l’OIE se veulent d’ailleurs rassurantes. Elles rappellent que la consommation de poulets, canards ou autres volailles ne présente pas de risques car le virus ne se transmet pas par l’ingestion de viande contaminée.

 

 

 

 

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