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Contraception hormonale

Pilule : un recul des ventes de 27 % pour les 3e et 4e générations depuis 2012

La "crise des pilules" a marqué durablement le comportement des Françaises. Les ventes des pilules de 3e et 4e générations sont en recul constant.

Pilule : un recul des ventes de 27 % pour les 3e et 4e générations depuis 2012 areeya/epictura

  • Publié 08.03.2017 à 16h25
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La pilule contraceptive a du plomb dans l’aile. Depuis 2013, les ventes totales ont reculé de 5 % par an. C’est le bilan dressé par l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM), qui publie ce 8 mars l’évolution des ventes. Dans le cadre de son plan d’action, l’ANSM trace en effet le comportement des femmes sous contraception. La crise des pilules a, semble-t-il, un effet durable sur les prescriptions.

Les faibles doses privilégiées

Depuis 2012, les ordonnances pour une pilule de 1e ou 2e générations sont en augmentation constante. A l’inverse, les délivrances de pilules de 3e et 4e générations se sont effondrées. Elles sont passées de 48 % du marché en 2012 à 21 % en 2015.

Conformément aux recommandations des autorités sanitaires, les médecins privilégient les contraceptions orales associées au risque le plus faible de thrombose veineuse ou artérielle : les pilules de 1e et 2e génération faiblement dosées, c’est-à-dire contenant 20 microgrammes d’œstrogènes. Elles représentent maintenant plus de 4 prescriptions sur 10.

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Des recommandations précises

Côté effets secondaires, l’ANSM poursuit le suivi des patientes. Une étude publiée en 2016 a confirmé les estimations précédentes. Les pilules de 1e et 2e génération réduisent fortement le risque d’incident cardiovasculaire par rapport à leurs prédécesseurs. Les contraceptions orales contenant un œstrogène associé à du lévonorgestrel ou du norgestrel sont ainsi associées à un risque deux fois plus faible que les pilules de 3e génération (gestodène ou désogestrel).

Face à ces risques identifiés, l’ANSM recommande de privilégier les contraceptions avec du lévonorgestrel en association avec des œstrogènes peu dosés (20 microgrammes). Elle demande aussi aux professionnels de santé de réaliser une analyse détaillée des facteurs de risque individuels de chaque patiente. Un avis suivi des prescripteurs qui ont, selon l’ANSM, « pris en compte de façon durable les recommandations ».



La Caroline du Sud débat sur la vente libre de pilules

La pilule sera-t-elle bientôt en vente libre ? L’Etat américain de Caroline du Sud a lancé le débat. Un élu démocrate, Todd Rutherford, a soumis un projet de loi en ce sens, qui passe à la Chambre des Représentants cette semaine. Le texte propose qu’à partir de 18 ans, la contraception hormonale – y compris les patchs – soient disponibles sans ordonnance dans les pharmacies de l’Etat. Avant cet âge, elle restera accessible mais à condition de l’avoir reçue sous prescription au moins une fois par le passé

L’objectif est clair : il s’agit de faciliter l’accès à la contraception pour des femmes qui ne disposent pas d’une couverture suffisante et ne peuvent pas payer une consultation médicale. Il faudra tout de même, au préalable, remplir un questionnaire d’évaluation des risques dispensé par le pharmacien. Il devrait permettre d’éviter certains effets secondaires. En France, cette mesure est activement soutenue par un collectif de pharmaciens.

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