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5 000 décès supplémentaires

AVC : première cause de mortalité chez les femmes

Les accidents vasculaires cérébraux sont la première cause de mortalité chez les femmes. Le nombre d'AVC diminue mais les disparités entre sexes persistent.

AVC : première cause de mortalité chez les femmes sudok1/epictura

  • Publié 22.02.2017 à 16h44
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C’est la première cause de mortalité chez les femmes, la troisième chez les hommes. Malgré tout, les accidents vasculaires cérébraux reculent en France. En 2014, 110 000 personnes ont été hospitalisées. Parmi elles, un quart est âgé de moins de 65 ans. Cette part progresse, d’après le dernier Bulletin épidémiologique hebdomadaire (BEH). Mais les inégalités persistent : l’Île-de-France est nettement favorisée par rapport aux autres régions.

 

28 % supérieur en outre-mer

C’est en outre-mer qu’on trouve les taux d’AVC les plus élevés. En Guyane et à la Réunion, ils sont 28 % plus élevés que la moyenne nationale. En métropole, les Hauts-de-France et la Bretagne dominent nettement dans le domaine. Les régions les plus épargnées sont la Corse, Provence-Alpes-Côte-D’azur et Auvergne-Rhône-Alpes.


Source : Santé Publique France

Ces disparités peuvent s’expliquer par les principaux facteurs de risque d’AVC. Diabète, obésité, consommation de tabac ou de cannabis, mais aussi alcoolisations ponctuelles importantes comptent pour une grande part des cas.

Un accès inégal aux soins adaptés

Sur le plan de la mortalité, les écarts se creusent davantage. La mortalité des AVC ischémiques est trois fois plus élevée que celle des AVC hémorragiques. Elle a tout de même reculé de l’ordre de 23 %, grâce à l’amélioration de la prise en charge d’urgence et des hospitalisations.

Mais les chances sont fortement réduites en outre-mer, ainsi que dans les Hauts-de-France et en Bretagne. A la Réunion, la mortalité est deux fois plus élevée qu’en Île-de-France. La faute revient en partie à l’accès aux unités neuro-vasculaires (UNV), qui permettent d’offrir une prise en charge optimale : « moins d’un patient sur deux était hospitalisé en UNV en 2014 », souligne le BEH. C’est même moins dans le cas des AVC ischémiques : un tiers des patients seulement y sont admis.


Source : Santé Publique France

Ces inégalités sont d’autant plus dommageables que l’AVC est une source non négligeable de handicaps. Une admission en UNV permet de limiter les séquelles à long terme.

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Des inégalités de sexe persistantes

Hommes et femmes ne sont pas égaux face à l’AVC. Les patients de sexe masculin sont touchés, en moyenne, 6 ans plus tôt que les femmes. L’écart est encore plus creusé dans le cas des AVC ischémique.

C’est dans la progression des cas depuis 2002 que les disparités s’observent le mieux. Les AVC ischémiques augmentent de 14 % dans les deux groupes avant 65 ans. Mais en regardant dans le détail, la progression s’effectue chez les 25-74 ans pour les hommes, entre 35 et 64 ans en ce qui concerne les femmes. Les AVC hémorragiques, en revanche, reculent de manière équitable.

Du côté de la mortalité, la tendance est plutôt défavorable aux femmes, avec 5 000 décès supplémentaires en 2013. Cet écart devrait s’accroître puisque la tendance des décès baisse plus fortement chez les hommes. Les patientes meurent en revanche plus tard (85 ans vs 79 ans).

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