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Listeriose : des experts identifient un traitement plus efficace

En étudiant les données récoltées sur la listeriose en France depuis 1999, des chercheurs français ont progressé dans la compréhension de la maladie et de son traitement.

Listeriose : des experts identifient un traitement plus efficace photographee.eu/Epictura

  • Publié 30.01.2017 à 14h58
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En France, la listériose est une maladie à déclaration obligatoire depuis 1999, et 98 % des infections signalées au niveau national ont été soumises au Centre national de référence Listeria (CNRL), à l’Institut Pasteur. Un référencement systématique qui a permis à ses chercheurs, associés à ceux de l’Inserm et de l’université Paris Descartes, d’étudier les facteurs de contamination et de traitement de la maladie. Ils en tirent plusieurs conclusions qu'ils publient dans la revue médicale The Lancet Infectious Diseases.

« Certains patients ne présentant pas de facteurs de comorbidité attirent particulièrement notre attention », explique le Pr Marc Lecuit, microbiologiste et directeur du CNRL. Ils sont plus jeunes que les autres, et il est possible que leur infection soit favorisée par leur patrimoine génétique, estiment les chercheurs.

Un antibiotique plus efficace

Sur le traitement, des conclusions importantes ont aussi été tirées. D’une part, il semblerait que la prescription de corticoïdes puisse nuire. Ensuite, l’efficacité thérapeutique d’un antibiotique qui ne figure pas dans les recommandations habituelles de traitement de la listériose apparaît clairement. Il s’agit de la classe des aminosides (amikacine, gentamicine, nebcine). « Ces deux faits ont des implications cliniques immédiates et concrètes », se réjouit le Pr Lecuit.

Régulièrement, des scandales sanitaires rappellent que la listériose est une maladie dangereuse. Cette infection par la bactérie Listeria monocytogenes est mortelle, et c’est la raison pour laquelle sa présence est autant surveillée par les autorités sanitaires dans les aliments, notamment la charcuterie et les produits laitiers.

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Fausse couche dans 24 % des cas

Les femmes enceintes et les personnes âgées de plus de 65 ans sont tout particulièrement touchées, ainsi que les patients souffrant d’immunodépression, de tumeurs, ou d’autres pathologies chroniques (cirrhose, diabète, alcoolisme…). C’est pour les femmes enceintes, à qui les médecins déconseillent vivement la charcuterie ou le fromage au lait cru, que la surveillance doit être la plus importante.

«  En cas d’infection à Listeria monocytogenes, seules 5 % des grossesses se déroulent normalement » a rappelé le Dr Caroline Charlier, du centre d’infectiologie de l’hôpital Necker-Enfants malades, co-auteur de l’étude. Un quart de ces grossesses (24 %) se terminent par une fausse couche. Les chercheurs ont aussi pu établir que ce risque de fausse couche était maximal avant la 29e semaine.

Dans le reste de la population, la listériose entraîne la mort pour 20 à 30 % des patients, qui développent une septicémie ou une infection du système nerveux.

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