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Méta-analyse

Cancer de la prostate : l’alcool augmente les risques dès un verre quotidien

La consommation d’alcool, même modérée, est associée à une augmentation du risque de développer un cancer de la prostate, selon une méta-analyse.

Cancer de la prostate : l’alcool augmente les risques dès un verre quotidien belchonock/epictura

  • Publié 23.11.2016 à 13h14
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On sait l’alcool responsable d’un certain nombre de cancers, mais des soupçons planent toujours sur son impact exact sur la prostate. Une méta-analyse conduite par des chercheurs australiens et canadiens lève ces doutes et indique qu’une consommation même modérée est bel et bien associée à un surrisque de développer un cancer de la prostate.

Effet dose-dépendant

Ces résultats, publiés dans la revue BMC Cancer, se fondent sur l’analyse de 340 études. Les auteurs expliquent que jusqu’ici, la relation a été difficile à établir en raison de ce que les scientifiques appellent le « biais de l’abstinent ». En effet, il est courant de réunir au sein du même groupe d’étude des personnes qui ne boivent jamais d’alcool et des anciens gros consommateurs d’alcool qui ont arrêté de boire, pour des raisons de santé par exemple. Cela introduit un biais de taille dans les travaux, qui peinent à gagner en crédibilité.


Sur les 340 études, 27 ont pu fournir des éléments fiables sur l’association entre consommation d’alcool et cancer de la prostate, à des niveaux différents, selon l’intensité de la consommation. Les chercheurs ont pu observer une relation dose-dépendante entre la quantité ingérée et l’augmentation du risque chez des buveurs actuels.

A de faibles quantités (moins de deux verres par jour), les hommes ont ainsi un surrisque de 8 % par rapport à ceux qui n’ont jamais bu. Les gros consommateurs (jusqu’à six verres par jour) ont un surrisque de 14 % et les très gros consommateurs (plus de six verres), un surrisque de 18 %. Quand les chercheurs ont examiné les six études qui ne comportaient par de « biais de l’abstinent », le risque pour les consommations modérées s’est élevé à 23 %.

Des risques mal évalués

Etant donnée la forte prévalence du cancer de la prostate, en particulier dans les pays développés, les « implication de ces résultats en terme de santé publique sont importants », estiment les auteurs. Le cancer de la prostate est le cancer le plus répandu chez les hommes au Canada, en Australie et en Grande-Bretagne. C’est aussi la cinquième cause de décès chez les hommes dans le monde.

Les auteurs appellent à des études plus fiables sur l'alcool, dont les risques demeurent mal évalués. 

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