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Etats-Unis : les IVG médicamenteuses gagnent du terrain

Pour la première fois, la part d’IVG médicamenteuses égale celle des avortements chirurgicaux aux Etats-Unis, rapporte Reuters.

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  • Publié le 31.10.2016 à 11h50
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Aux Etats-Unis, les avortements médicamenteux ont pour la première fois été aussi nombreux que les avortements par chirurgie. Tel est le constat établi par l’agence Reuters qui a effectué ses calculs d’après les dernières données disponibles sur la question.

Il s’agit là d’une évolution importante. De fait, malgré l’introduction de l’IVG médicamenteuse il y a 16 ans outre-Atlantique, plusieurs Etats américains disposent encore de législations restrictives qui décourage leur recours. Résultat : contrairement à l’Europe, le nombre d’IVG médicamenteuse a longtemps perduré à des niveaux inférieurs à celui des IVG par intervention chirurgicale.

Globalement, le nombre d’avortements est à la baisse aux Etats-Unis, mais la part des IVG médicamenteuses a, elle, augmenté depuis 2010 et ce, grâce à un effort fédéral consenti dans les Etats restrictifs afin d’améliorer l’information autour de la méthode médicamenteuse.

Ainsi, selon Reuters qui cite les données des centres nationaux « Plan Parenthood Clinics », la part d’IVG médicamenteuses est passé de 35 % en 2010 à 43 % en 2014. Elle tend désormais à égaler les niveaux d’IVG chirurgicales, d’autant plus que les recommandations sanitaires ont été révisées à l’échelle nationale. Désormais, la FDA préconise l’IVG médicamenteuse jusqu’à dix semaines de grossesse, au lieu de sept précédemment.

Inégalités d'accès

La plus forte augmentation d’IVG médicamenteuses est observée dans trois Etats (Texas, Ohio et Dakota du Nord), dans lesquels les demandes ont parfois triplé au cours de la période étudiée. Par ailleurs, les Etats qui disposent des législations les moins restrictives ont les taux les plus élevés (55 % dans le Michigan, 64 % dans l’Iowa).

Aux Etats-Unis, l’IVG médicamenteuse continue de diviser les « pro-life » (anti-avortement) et les « pro-choice » (en faveur du « choix »), explique Reuters. Des manifestations pour s’opposer à cette méthode, notamment devant des cliniques, ont eu lieu à plusieurs reprises, avec un certain retentissement. Les médecins ont longtemps hésité à la prescrire parce qu’ils craignaient d’être exposés.

Si ces données montrent que les Américaines s’approprient progressivement l’IVG médicamenteuses, elles témoignent aussi d'une forte inégalité d’accès en fonction des territoires, précise encore Reuters.

Accès renforcé en France

En France, les IVG médicamenteuses représentent depuis plusieurs années plus d’un avortement sur deux. Les recommandations de la Haute Autorité de Santé (HAS), datées de 2010, préconisent un recours à l’IVG médicamenteuse jusqu’à sept semaines de grossesse. Depuis cet été et la parution d’un décret, les sages-femmes sont autorisées à réaliser ce type d'IVG.

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