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QUESTION D'ACTU

A l'initiative de médecins suisses

Zika : un registre international pour recenser les femmes exposées

En Suisse, le Centre hospitalier universitaire vaudois (CHUV) lance un registre pour comptabiliser le nombre de femmes exposées au virus Zika à travers le monde.

Zika :  un registre international pour recenser les femmes exposées vchalup2/epictura

  • Publié 17.08.2016 à 17h09
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Premier cas de microcéphalie au Canada, état d'urgence sanitaire à Porto Rico, le virus Zika n'en fini plus de faire parler de lui. Transmis par un moustique du genre Aedes, il menace les femmes au cours de la grossesse, et leurs conjoints, transmetteurs aussi de la maladie.
Afin de mieux cerner le risque pour la santé des futurs bébés, des médecins suisses ont lancé un registre international visant à recenser les femmes enceintes exposées au virus Zika.

C'est dans la dernière édition de la revue The Lancet Infectious Diseases que le Dr David Baud, gynécologue-obstétricien du centre hospitalier universitaire vaudois (CHUV, Lausanne) et ses collègues, justifient cette démarche. Ils auraient ainsi contacté plus de 4 000 obstétriciens au quatre coins du monde pour participer à ce registre.

Estimer le risque pour l'enfant

Selon la presse suisse, ces scientifiques espèrent que ce recensement permettra de réduire les incertitudes sur le niveau de risque pour l'enfant à naître lorsque le virus est contracté au cours de la grossesse, que la femme ait présenté ou non des symptômes d'infection (fièvre, douleurs musculaires ou articulaires, conjonctivite...). 

Les auteurs ajoutent que « l'étendue des anomalies foetales et néonatales reste floue » et ne se limite pas à la microcéphalie. Ils relèvent, entre autres, des « complications tardives » que des bébés, nés sans symptômes, pourraient développer ultérieurement, comme par exemple, « des déficits auditifs et visuels ».

A l'heure actuelle, l'Institut Pasteur estime que, lors d'une infection survenue au premier trimestre de grossesse, le risque de microcéphalie (malformation avec développement insuffisant du crâne et du cerveau) est de 1 %. Un chiffre qu'ils ont obtenu rétrospectivement après l'épidémie en Polynésie française qui a sévi entre octobre 2013 et mars 2014, précisent-ils.

 

D'autres modes de transmission à l'étude 

Mais ces chiffres varient en fonction de la zone concernée. La microcéphalie a par exemple été suspectée chez 2 % des nouveau-nés dans l'état de Pernambuco au nord-est du Brésil, indépendamment de la date d'exposition maternelle. Et plus récemment à Rio de Janeiro, où l'épidémie a débuté mi-2015, des anomalies foetales ont été rapportées chez 29 % des femmes ayant présenté des signes d'infection Zika. 

Enfin, pour les médecins du CHUV, il convient de vérifier si le virus, transmis essentiellement par les moustiques, mais aussi par voie sexuelle, ne risque pas également d'être transmis par la salive ou l'allaitement.

Pour rappel, le virus Zika a été détecté dans le lait maternel, mais rien ne prouve à ce jour que le virus soit transmis à l'enfant par l'allaitement au sein", selon l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS).

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