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QUESTION D'ACTU

Perception de la douleur

Grippe : les hommes souffrent plus des symptômes

Les hommes ont une perception différente de la douleur et la ressentent plus lourdement, suggère une étude britannique.  

Grippe : les hommes souffrent plus des symptômes Epictura/Vchalup2

  • Publié 06.06.2016 à 18h20
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Ils font très souvent l’objet de moqueries de la part de leur entourage lorsqu’ils sont malades… Les hommes ont souvent tendance à gémir lorsqu’une petite douleur apparaît, se plaignant constamment. Et malheureusement pour eux, il est souvent difficile d'être pris au sérieux.
Mais une nouvelle étude vient rassurer la gente masculine en proie aux syndromes grippaux et aux rhumes. Selon les chercheurs de l’hôpital de Kurri Kurri (Angleterre) et de l’université de Newcastle, les hommes peuvent avoir un système immunitaire affaibli et être, par conséquent, plus touchés par les symptômes d’un rhume que les femmes. En cause : la testostérone.
Si les oestrogènes renforcent le système immunitaire chez les femmes, la testostérone, elle, altère la capacité du corps à combattre les virus, souligne les travaux des chercheurs, publiés dans la revue The Conversation

 

Incapables d’interpréter la gravité de leurs symptômes 

Les chercheurs indiquent également que la partie du cerveau responsable du déclenchement de la fièvre, lorsque le corps est atteint d’une maladie inflammatoire, est plus « grande » chez les hommes que chez les femmes. Ils peuvent avoir une réaction plus douloureuse à un rhume que les homologues féminins. Autre élément contraignant, la testostérone influe et améliore l’action d’un ensemble de gènes qui altèrent la capacité du corps à lutter contre les virus. 

En 2015, des recherches précédentes sur la santé suggéraient que les hommes supportaient moins bien la douleur que les femmes. Observation également soutenue par une recherche de l’université de Glasgow, qui concluait que les hommes étaient incapables d’interpréter la gravité des symptômes quand ils sont malades.

En 2010, un groupe de l’université de Cambridge publiait un travail sur l’évolution du système immunitaire chez les hommes et chez les femmes. Selon eux, dans l’histoire, les hommes devaient subvenir aux besoins et assurer leur survie en recherchant longuement de quoi manger, quitte à accepter l’affaiblissement du système immunitaire, et donc, être plus sensibles aux infections. Une « sonnette d’alarme » pour leur rappeler la nécessité de trouver de quoi se nourrir.
À l’inverse, chez les femmes, les auteurs de cette étude avaient constaté le rôle des oestrogènes et la forte concentration de cytokines dans la modulation de l’immunité. Ces hormones féminines affectaient le virus en altérant sa capacité à se reproduire dans l’organisme. Une différence qui influe significativement sur la capacité à ressentir la douleur. 

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