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Haute Autorité de Santé

Chirurgie de l’obésité : la HAS dénonce les excès pour les mineurs

Alors que la chirurgie de l’obésité n’est pas indiquée chez l’adolescent, 117 interventions sont pratiquées chaque année. La HAS rappelle les bonnes pratiques.

Chirurgie de l’obésité : la HAS dénonce les excès pour les mineurs herjua/Pix5

  • Publié 30.03.2016 à 13h57
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En France, 18 % des 3-17 ans sont en surpoids, dont 3,5 % d’obèses. En 2013, 117 mineurs ont subi une chirurgie de l’obésité. Cette intervention n’est pourtant pas indiquée chez les patients de moins de 18 ans. Constatant une pratique de plus en plus fréquente, malgré des recommandations contraires, la Haute Autorité de Santé (HAS) rappelle les règles de bonne pratique. Aujourd’hui, précise-t-elle, « ces opérations se multiplient en dehors du cadre des recommandations officielles » . 

Anneau gastrique, gastrectomie en manchon et bypass gastrique doivent être la solution de « dernier recours », réservés aux « cas extrêmement sévères ».

Suivi trimestriel

Comme chez l’adulte, la chirurgie bariatrique s’effectue dans le cadre d’une prise en charge pluridisciplinaire pour l’adolescent et d'un centre soit spécialisé dans le traitement de l’obésité. Le parcours du jeune patient est sensiblement le même que pour une personne de plus de 18 ans : une évaluation préalable par plusieurs professionnels de santé, une préparation à la chirurgie, une validation définitive. La HAS ajoute une étape après l’opération : le suivi doit être réalisé tous les trois mois. Une exigence à maintenir jusqu'au passage vers un service adulte.



Des inégalités territoriales

Tous les adolescents ne sont pas éligibles à la chirurgie de l’obésité, souligne l’Agence sanitaire. Avant 15 ans, l’opération ne doit pas être envisagée, même lorsque l’indice de masse corporelle (IMC) dépasse 35 kg/m2 et que l’enfant présente des comorbidités. En effet, une telle décision nécessite plusieurs critères importants : une croissance osseuse satisfaisante, une puberté suffisante, mais surtout, l’enfant doit être capable de comprendre les risques de la chirurgie et les implications sur le reste de son existence. Car la chirurgie est très lourde et le suivi post-opératoire doit se poursuivre tout au long de la vie.

Ces critères ne sont pas toujours très bien suivis. Entre 2009 et 2013, 495 jeunes ont été opérés. D’après les données de l’Assurance maladie, 32 % d’entre eux présentaient un IMC compris entre 30 et 39. Mais les pratiques sont très disparates puisque 11 des 26 anciennes régions n’ont opéré aucun mineur.

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