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Obésité

Chirurgie bariatrique : bénéfique pour les obèses en insuffisance cardiaque

La chirurgie de l’obésité réduit le nombre d’hospitalisations liées à une complication de l’insuffisance cardiaque. Cette maladie est fortement associée au surpoids.

Chirurgie bariatrique : bénéfique pour les obèses en insuffisance cardiaque SUPERSTOCK/SUPERSTOCK/SIPA

  • Publié 29.02.2016 à 12h10
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Doublé positif pour la chirurgie bariatrique. Cette opération, indiquée dans le traitement de l’obésité, réduit aussi le risque de complications liées à l’insuffisance cardiaque, selon une étude parue dans le Journal of the American College of Cardiology. Elle s’avère donc particulièrement intéressante pour les personnes atteintes des deux pathologies.

Des patients à haut risque

Le surpoids est un facteur de risque d’insuffisance cardiaque bien connu. Peser 30 % de plus que son poids idéal double la probabilité d’en souffrir. Un indice de masse corporelle (IMC) trop élevé favorise notamment les exacerbations, augmentations brutales des symptômes.
Mais quel est l’impact de la perte de poids sur ce phénomène ? C’est ce qu’ont tenté de déterminer les chercheurs du Massachussetts General Hospital (Etats-Unis) qui signent cette publication.

Pour cela, les données des hospitalisations et des passages aux urgences dans les hôpitaux de Californie, de Floride et du Nebraska ont été passées en revue. L’objectif était d’identifier les patients insuffisants cardiaques qui ont également subi une chirurgie bariatrique entre 2007 et 2009. 1 664 personnes ont correspondu à ce profil.

Un effet tardif

Grâce à un suivi deux ans avant l’intervention, les patients ont également servi de contrôle, puisqu’ils étaient à haut risque de complications de l’insuffisance cardiaque. Après la chirurgie en revanche, la probabilité qu’ils soient hospitalisés pour exacerbation a chuté de 40 %. « Ces résultats sont importants car, si l’obésité et l’insuffisance cardiaque sont deux problèmes de santé publique majeurs aux Etats-Unis, on en sait encore peu sur l’impact d’une perte de poids substantielle sur les complications liées à l’insuffisance cardiaque », estime Yuichi Shimada, premier auteur de l’étude.

La chirurgie bariatrique réduit donc le risque d’hospitalisation. Mais elle ne l’annule pas totalement. Dans un second temps, les chercheurs ont donc voulu savoir quel motif emmenait les participants à l’hôpital après l’intervention. 550 d’entre eux étaient concernés. L’effet bénéfique de la chirurgie subit un délai chez ces personnes : il n’apparaît de manière notable qu’au bout d’un an.

Yuichi Shimada souligne tout de même une limite majeure à ces bons résultats : toutes les personnes obèses ne sont pas éligibles à la chirurgie bariatrique. « Certains patients souffrent d’autres maladies qui augmentent le danger de l’intervention, admet-il. Dans ce cas, une évaluation précise des risques et des bénéfices devient cruciale. » La mise au point de stratégies non chirurgicales efficaces et durables est aussi nécessaire.

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