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Risques de maladies chroniques

Sommeil : un Américain sur 3 dort moins de 7h par nuit

Les Américains négligent leur sommeil. Un tiers dort ainsi moins de 7 heures par nuit. Une tendance qui s'observe aussi chez les Français. 

Sommeil : un Américain sur 3 dort moins de 7h par nuit POUZET/SIPA

  • Publié 21.02.2016 à 16h10
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Selon une étude menée par le Centre américain de contrôle et de prévention des maladies (CDC), 1 Américain sur 3 ne dort pas assez. Pour être réparatrice, on estime qu’une nuit de sommeil doit durer au moins 7 heures. Or, le temps de sommeil d'un tiers de la population serait en dessous de ce seuil, selon l'analyse des données disponibles pour un peu moins de 445 000 adultes âgés de 18 à 60 ans.

Les personnes mariées dorment mieux

Les résultats varient en fonction de l'État de résidence des personnes interrogées, de l’origine ethnique et de la situation maritale. Ainsi 67% des blancs sondés jugent avoir « une bonne durée de sommeil » contre 66% des Hispaniques, 63% des Asiatiques et 54% de Noirs. Il semblerait également que la vie à deux assure une meilleure durée de sommeil : 67% des personnes mariées estiment dormir suffisamment, contre 62% pour les célibataires ou divorcés, et 56% des veufs ou des personnes séparées.

"Dormir ne fait pas partie des priorités des américains"

La situation sociale et sanitaire a également un impact puisque l’étude prouve que les actifs dorment mieux que les personnes malades ou au chômage. Mais dans l’ensemble, ces chiffres ne rassurent pas les autorités américaines : « dormir ne fait tout simplement pas partie des priorités des américains », déplore le Pr Anne Wheaton, auteure principale de ces travaux.
Cette dernier rappelle les gestes simples à adopter au quotidien afin d'améliorer la durée et la qualité du sommeil : « se coucher et se lever à des heures fixes, bannir les écrans de la chambre à coucher, éteindre son portable avant de dormir, manger léger le soir, etc ».

Le Pr Wheaton précise également qu'il s'agit de la première étude menée sur le sommeil sur l'ensemble du territoire des États-Unis. « Une démarche importante, car cela permet aux établissements de santé publics de déterminer où le problème est le plus sévère et pourquoi », considère la scientifique. À titre d'exemple, Hawai est l'état qui enregistre le plus faible apport de sommeil, tandis que le Colorado, le Dakota du Sud et le Minnesota sont les états où les Américains dorment le plus. 

 

Une dette de 16 milliards d'heures de sommeil par an pour les Français

En France, le manque de sommeil représente également une préoccupation de la part des autorités sanitaires. Les chiffres observé se révèlent d'ailleurs similaires à ceux de nos voisins outre-Atlantique. En effet, une étude réalisée par l’Institut National du Sommeil et de Vigilance (INSV) dévoilée à l’occasion de l'édition 2014 de la Journée Mondiale du sommeil révèle que près d’un tiers des Français adultes dorment mois de 6 heures par nuit, et que 1 Français actif sur 3 dort en moyenne moins de 6h55 par nuit. Par ailleurs, une autre étude réalisée en octobre 2015 par le cabinet Occurrence a prouvé que l’ensemble de la population française cumule une « dette de sommeil » de plus de 16 milliards d’heures par an, ce qui équivaut environ à un déficit annuel de sommeil de deux semaines.

 

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Migraines, angoisses, problèmes digestifs...

Le manque répété de sommeil peut avoir des conséquences néfastes à court terme et à long terme. Certaines conséquences de l’insomnie sont immédiates : fatigue, somnolence, irritabilité, pertes de mémoire et difficulté à se concentrer durant le jour. Les personnes qui souffrent d’insomnie chronique peuvent aussi développer un sentiment d’impuissance. L’incidence sur le moral peut rendre les relations interpersonnelles (familles, amis, collègues) plus difficiles. Une insomnie non traitée et qui dure au-delà d’une année expose la personne à un risque de dépression, et est associée à un risque accru de souffrir de nombreuses maladies. D’autres conséquences sont plus discrètes mais néanmoins problématiques. L’insomnie tend, en effet, à aggraver les manifestations de certaines maladies : les migraines, l’angoisse, les douleurs, les problèmes digestifs...

Décrochage scolaire ou déclassement professionnel

À plus long terme, les difficultés d'apprentissage et la baisse de la motivation peuvent conduire au décrochage scolaire et au déclassement professionnel. Enfin, l’insomnie perturbe le contrôle de la satiété et augmente l’attirance pour les aliments gras et sucrés : il existe ainsi un risque d'obésité et de diabète. Le manque de sommeil a été également associé à un risque accru d’hypertension artérielle. Chez les personnes souffrant d’hypertension, le manque de sommeil peut aggraver cette maladie.

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