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L'excès de sommeil augmente le risque de décès prématuré

Ceux qui dorment beaucoup, qui se reposent trop et qui sont inactifs ont un risque multiplié de décès prématuré, selon une étude.

L'excès de sommeil augmente le risque de décès prématuré POUZET/SIPA

  • Publié 11.12.2015 à 18h24
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Vous saviez déjà que fumer est mauvais pour vous et que boire trop d'alcool peut raccourcir votre vie. On sait maintenant que paresser dans son lit, puis sur le canapé, le tout en refusant de faire du sport, est un mode de vie tout aussi risqué. C'est en tout cas ce qu'affirment des chercheurs australiens de la Sax Institute. Les conclusions de leur travaux, publiées dans la revue PLoS Medicine, ont de quoi faire sauter du lit les plus paresseux d'entre nous.

C’est l’analyse des comportements de santé (tabagisme, consommation d'alcool, alimentation, activité physique, durée et qualité de sommeil) de plus de 231 000 quadragénaires australiens vivant à Sydney qui a permis de parvenir à cette conclusion. Tous étaient participants à la cohorte 45 and Up Study. Les résultat rapportés montrent que la combinaison : "sommeil prolongé, station assise prolongée et manque d'exercice", entraîne un risque de décès prématuré multiplié par 4.

Des combinaisens plus ou moins risquées 

Parallèlement, le tabagisme, l’excès d'alcool et le manque de sommeil, font aussi courir un risque de décès prématuré multiplié par 4. D'autres combinaisons testées ont abouti, elles, à un risque de décès précoceplus limité. C'est le cas de : trop de sommeil et exercice insuffisant, station assise prolongée et exercice insuffisant, tabagisme et excès d’alcool.

« Ces résultats suggèrent qu'il existe "un effet de synergie" entre les facteurs de risque », affirment les auteurs de l'étude. Mieux comprendre ces combinaisons permettra de réduire le fardeau des maladies non transmissibles (maladies cardiaques, diabète et cancers), concluent-ils. Celles-ci concernent plus de 38 millions de décès chaque année dans le monde. C'est plus que les maladies infectieuses (VIH, herpès génital, les hépatites, etc.)

 

Développer un diabète de type 2 

Ces résultats ne sont toutefois pas nouveaux puisque, selon une autre étude américaine publiée dans le Journal of Clinical Endocrinology & Metabolism, faire la grasse matinée le week-end augmente les risques de développer un diabète de type 2 et favorise les maladies cardiosvasculaires. 
Les résultats montraient que les personnes présentant le plus fort décalage de rythme du sommeil sont aussi celles qui enregistrent les plus mauvais taux de cholestérol, les plus forts taux de résistance à l'insuline et possèdent un important tour de taille et un indice de masse corporel (IMC) élevé.
En d'autres termes, plus les heures de lever et de coucher varient selon les jours de congé et les jours travaillés, plus les risques pour la santé augmentent.

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