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QUESTION D'ACTU

Tribunal de Clermont Ferrand

Gifle : 8 mois de prison avec sursis pour un père violent

Un homme a été condamné mardi à du sursis pour avoir infligé une « grosse gifle » à son enfant. Un geste qui peut avoir des conséquences néfastes sur la santé des plus jeunes.

Gifle : 8 mois de prison avec sursis pour un père violent Capture d'écran : vidéo de la campagne de la Fondation pour l'enfance

  • Publié 06.01.2016 à 12h25
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Après la condamnation à 500 euros d'un homme pour une fessée, c'est la gifle qui devient une violence physique pour la justice. Un habitant de Gerzat, dans le Puy-de-Dôme, a été jugé mardi en comparution immédiate à Clermont-Ferrand après avoir frappé son fils de 8 ans, révèle le quotidien régional La Montagne. Il a écopé de huit mois de prison avec sursis et d'une mise à l’épreuve. Il avait déjà été condamné plusieurs fois pour violences. 

Côté physique, un certificat médical atteste d'hématomes aux tempes, aux joues et à l’oreille sur l'enfant. Mais au-delà de ces blessures immédiates, les dommages de la claque sont bien plus larges. D'après une étude réalisée en 2007 par le Centre pour le contrôle et la prévention des maladies (CDC) d'Atlanta en Géorgie (Etats-Unis), les enfants soumis à des abus physiques courent davantage de risques de devenir des consommateurs de psychotropes à l'âge adulte.
Par ailleurs, selon d'autres travaux menés en 2008 à l'Université du New Hampshire (Etats-Unis), les punitions corporelles augmentent les risques de problèmes sexuels à l'âge adulte : masochisme, tendance à recourir à la coercition verbale ou physique pour exiger une relation sexuelle, tendance à s'engager dans des comportements à risque sans protection. 

Plus de cancers, de troubles cardiaques...

Une étude de 2009, toujours à l'Université du New Hampshiree, démontre que les enfants entre 2 et 4 ans qui ne reçoivent pas de fessées ont un quotient intellectuel plus élevé de 5 points que les enfants qui en reçoivent.
Mais l'impact n'est pas que cognitif et comportemental. Le fait de frapper et insulter les enfants accroît les risques de cancer, de troubles cardiaques et d'asthme à l'âge adulte, selon une étude de l'Université de Plymouth (Angleterre) publiée en 2012 dans le Journal of Behavioral Medicine.

En France, même si très peu d’études sur les violences éducatives ordinaires existent, une enquête de l’Union des Familles en Europe (EFE) récente a montré que 85 à 87 % des grands parents et parents déclarent avoir recours aux punitions corporelles. Pour faire baisser ce chiffre, la Fondation pour l'enfance a menée en 2013 une campagne intitulée « Il n’y a pas de petite claque ! » Elle comprend un clip choc (voir ci-dessous) contre toute forme de violence physique ou morale faite aux enfants, conformément à la Convention Internationale des Droits de l'Enfant (CIDE), ratifiée par la France. 

Source : vidéo YouTube



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