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QUESTION D'ACTU

Chercheurs de l'Université d'Orsay (Essonne)

Pollution : les poumons des petits Parisiens contiennent du carbone

Des nanotubes de carbone, issus des pots d'échappement, ont été découverts chez des petits Parisiens asthmatiques. Ces molécules sont suspectées d'être à risque pour la santé. 

Pollution : les poumons des petits Parisiens contiennent du carbone LODI FRANCK/SIPA

  • Publié 24.10.2015 à 10h59
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Alors que Pourquoidocteur publie ce matin une enquête sur les conséquences positives pour la santé d'un « Paris sans voiture » (polluante), les parents seront sans doute sensibles à l'article qui suit. Dans une étude publiée dans la revue EBioMedicine, des chercheurs français révèlent avoir trouvé des nanotubes de carbone dans des poumons humains. Une première des plus inquiétantes.

En effet, l’équipe du Pr Fathi Moussa de l’Université Paris-Saclay (Essonne) a analysé les cellules des voies respiratoires de 64 enfants asthmatiques, filles et garçons, âgés de 2 mois à 17 ans. Tous habitaient en région parisienne entre 2007 et 2011.

Les mêmes que dans les gaz d'échappement

Résultat, les scientifiques ont trouvé des nanotubes de carbone dans les 64 échantillons ! Plus inquiétant encore, chez cinq enfants, ils en ont également trouvé dans les macrophages alvéolaires (des cellules immunitaires) de poumons.
Précision importante, ces nanoparticules, ou particules ultrafines, retrouvées dans les poumons des enfants parisiens sont similaires à celles présentes dans les gaz d’échappement de véhicules parisiens.

Des risques pour la santé potentiels 

Dans des propos rapportés par Les Echos, le Pr Moussa explique que « si les nanotubes de carbone ne sont pas directement toxiques, ils ont une large surface à laquelle une grande variété de substances peut s’accrocher : depuis des gaz et des métaux jusqu’à des molécules plus ou moins grandes », précise-t-il.
Et il rajoute que « compte tenu de leur petite taille, les nanotubes peuvent facilement être absorbés par l'organisme. Donc si une substance polluante s'y accroche, elle bénéficie du voyage jusque dans les poumons et peut même traverser les membranes cellulaires », conclut-il.

Enfin, le site VeilleNanos rappelle que plusieurs études ont montré un lien entre l’exposition aux nanoparticules et la mortalité : s'y exposer à long terme augmenterait le risque cardiovasculaire, les maladies respiratoires, le diabète et le cancer du poumon ; s'y exposer à court terme pourrait exacerber ou favoriser l’apparition de maladies respiratoires comme l’asthme.

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