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Métaux lourds

Environnement : l’homme préhistorique le polluait déjà

Des niveaux élevés de métaux lourds ont été détectés sur des sites archéologiques de la péninsule ibérique. L’homme de Néandertal en serait le responsable.

Environnement : l’homme préhistorique le polluait déjà La grotte de Gorham - MARY EVANS/SIPA

  • Publié 25.09.2015 à 18h53
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L’être humain, un pollueur depuis la nuit des temps. Des chercheurs ont découvert des traces de métaux lourds à des niveaux élevés sur des sites archéologiques en Espagne et à Gibraltar. Il s’agirait là des plus anciennes traces de pollution d’origine humaine jamais détectées.
 

Cuivre, plomb, nickel et zinc

Et pour cause : elles remontent aux débuts de l’Âge de la pierre, période au cours de laquelle l’être humain a créé des outils en pierre et découvert le feu. Les chercheurs, dont les travaux sont publiés dans la revue Nature, se sont rendus dans des grottes qui servaient de logis aux hommes préhistoriques dans la péninsule ibérique.

L’analyse des sédiments a permis de déceler des résidus de métaux lourds à des niveaux élevés, liés à l’activité pyrotechnique de nos aïeux (feux, fumées, cendres). Les plus hauts niveaux de cuivre, plomb, nickel et zinc ont été enregistrés dans la célèbre grotte de Gorham (Gibraltar), où des foyers néandertaliens fort bien conservés ont été mis au jour.

Des traces de pollution ont également été retrouvées dans la grotte de Vanguard (Gibraltar) et sur le site d’El Pirulejo, en Andalousie (Espagne). Les sédiments ont révélé la présence de galène, du sulfure de plomb utilisé comme pigment naturel pour les cérémonies funéraires ou les activités métallurgiques. Ces traces remontent à l’ère paléolithique.
 

Une tolérance à la pollution

Enfin, les scientifiques ont découvert la présence de métaux lourds sur des sites de Sierra de Atapuerca, dans la région centrale de l’Espagne. Mais selon leur analyse, les chauves-souris et des oiseaux seraient responsables de cette pollution.

« Tous ces résultats suggèrent une exposition sur le long terme de l’Homo sapiens aux métaux lourds, ce qui a pu jouer un certain rôle dans sa tolérance aux environnements pollués – un facteur jusqu’ici négligé », expliquent les auteurs de l’étude.

Les scientifiques pensent que malgré ces niveaux élevés de métaux lourds, la contamination des sols n’a pas représenté une menace pour la santé des populations d’antan. Les cancers sont survenus plus tard.

 

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