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QUESTION D'ACTU

Etude britannique

Obésité : le sel est un facteur de risque à part entière

Comme le confirme cette nouvelle étude britannique, l'abus de sel est mauvais pour notre santé. En plus de ses effets délétères sur le système cardiovasculaire, le sodium multiplierait les risques de surpoids et d'obésité. 

Obésité : le sel est un facteur de risque à part entière SUPERSTOCK/SUPERSTOCK/SIPA

  • Publié 03.09.2015 à 11h53
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Dans la plupart des aliments industriels, le taux de sel est bien trop élevé. Un vrai problème si l’on en croit les travaux réalisés par des scientifiques de l’université Queen Mary de Londres (Royaume-Uni). En effet, après avoir étudié les habitudes alimentaires de centaines d’enfants et d’adultes, les chercheurs se sont aperçus qu’un seul gramme de sel consommé quotidiennement au-dessus de la limite conseillée était synonyme d’une augmentation des risques d’obésité.
En moyenne, les Français, tout comme les Britanniques, consomment 7 grammes de sel par jour, y compris le sel de table et de cuisson, alors que l’OMS préconise de ne pas dépasser 5 grammes.


Des traces de sel dans les urines d'obèses

Pour réaliser cette étude, les chercheurs se sont appuyés sur des analyses biologiques, en particulier les dosages urinaires de 450 enfants et 780 adultes britanniques, tirées de l’UK National Diet and Nutrition Survey (période 2008 à 2012). Les résultats ont montré que la présence de sel était bien plus élevée chez les personnes obèses et en surpoids que chez les autres.
En moyenne, les risques de prendre du poids sont estimés à 25 % supplémentaires pour chaque gramme de sel en trop. « Ces résultats suggèrent que la consommation de sel est un facteur de risque potentiel pour l’obésité », explique l’équipe en charge de ces travaux.  

Le Pr Graham MacGregor, l’un des principaux auteurs, affirme que « La nourriture que nous mangeons est la principale cause de la mauvaise santé, à cause de sa haute teneur en sel, en graisses et en sucres ajoutés par l’industrie alimentaire ». 
Il poursuit en dressant un tableau dramatique des conséquences de telles habitudes alimentaires : « L'hypertension artérielle et l'obésité mènent au développement de maladies cardiovasculaires, d’AVC, de crises cardiaques et à l'insuffisance cardiaque ».

Et pourtant, la lutte contre la surconsommation de sel est le cheval de bataille de nombreux pays développés. 
En Grande-Bretagne, la consommation quotidienne a reculé de 15 % en 10 ans, selon le Wolfson Institute of Preventive Medicine de Londres (Royaume-Uni). Sur la même période, les décès par maladie cardiovasculaire ou par AVC ont diminué de 40 %. Il ne s’agit pas d’une coïncidence, affirment les chercheurs : la lutte contre le trop salé a payé. 
Et comme il faut sensibiliser dès le plus jeune âge, une autre équipe de chercheurs, américains cette fois, a exhorté le conseil municipal de la ville de New York à limiter les doses de sel dans les menus pour enfants des fast-foods. Si la prise de conscience semble bien réelle, le chemin pour rendre moins salée la nourriture, en particulier industrielle, semble malgré tout encore bien long.

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