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Moustique tigre : zika inquiète les autorités

Alors que le moustique tigre est présent dans une vingtaine de départements français, le HCSP estime que le risque de contamination est "réel" en métropole.

Moustique tigre : zika inquiète les autorités DURAND FLORENCE/SIPA

  • Publié 17.08.2015 à 18h02
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Un nouveau arbovirus commence à faire parler de lui, il s'agit du virus Zika, dont la transmission se fait presque exclusivement par les moustiques du genre Aedes qui sont également vecteurs de la dengue et du chikungunya. Et mauvaise nouvelle, cette maladie qui déclenche les mêmes symptômes (fièvre, douleurs articulaires, maux de tête, signes cutanés) que ses cousins constitue désormais une menace de plus pour la France, y compris en métropole.

 

Un risque de transmission élevé

En effet, compte tenu de la présence de ces insectes sur notre territoire, le Haut Conseil de la santé publique (HCSP) a souhaité évaluer le risque d’introduction de la maladie Zika et l’impact épidémique possible dans les départements français d’Amérique (DFA), à La Réunion, à Mayotte ainsi que dans les départements métropolitains où Aedes albopictus est implanté, soit à ce jour une vingtaine dans le sud de la France.
Et dans l'avis et le rapport qu'il publie ce jeudi, le HCSP n'est guère rassurant. L'instance d'expertise écrit : « Au vu de la présence des vecteurs et des flux de voyageurs, le risque de transmission du virus Zika est "élevé" dans les DFA où le vecteur Ae. aegypti est présent. Il concerne l’ensemble de la population y résidant ou y séjournant ».

Le HCSP considère aussi que ce risque est « "réel" à La Réunion (présence d’Ae. albopictus) et à Mayotte (présence d’Ae. albopictus et d’Ae. aegypti). Il concerne là encore l’ensemble de la population y résidant ou y séjournant ».

Enfin, le danger est également perçu comme « "réel" dans les départements métropolitains où Ae. albopictus est implanté, pendant sa période d’activité de mai à novembre. »

 

Un diagnostic compliqué

Alors, pour éviter ces scénarios, le Haut Conseil détaille dans son rapport une stratégie en trois points : une surveillance épidémiologique de la maladie Zika, une stratégie de diagnostic, et enfin, une stratégie de prise en charge des patients.
Sur ce dernier point, il faut préciser qu'à l'heure actuelle, cette tâche n'est pas chose facile car il est très compliqué de diagnostiquer biologiquement ce virus. Plus inquiétant peut-être, il n’existe, pour le moment, qu’une thérapeutique symptomatique de cette maladie, et il n’y a pas de vaccin disponible.  

 

Sévit actuellement au Brésil

Pour rappel, le virus Zika, arbovirus de la même famille que la dengue et le chikungunya, est originaire d'Afrique. Dans un premier temps isolé de l'homme, le virus a révélé sa capacité épidémique en 2007, avec 5 000 cas en Micronésie dans le Pacifique, et 55 000 malades fin 2013 en Polynésie, rappelle l'Institut de Recherche pour le Développement (IRD). Enfin, une épidémie identifiée en mai 2015 sévit actuellement au Brésil.

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