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Maladie parasitaire

Paludisme : le groupe sanguin O protecteur

Il est connu de longue date que le groupe sanguin O protège de la forme la plus grave du paludisme. Des chercheurs viennent de découvrir pourquoi.

Paludisme : le groupe sanguin O protecteur MARY EVANS/SIPA

  • Publié 10.03.2015 à 07h00
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Le paludisme est une maladie parasitaire transmise par des piqures de moustiques infectés. Dans le monde en 2013, on estime que 198 millions de personnes ont été infectées causant la mort de 584 000 décès. Les plus touchés sont les enfants vivant en Afrique où chaque minute un enfant meurt.


Des lésions parfois mortelles
Le paludisme humain est causé par 4 types de parasites. Les cas les plus sévères sont dus à Plasmodium falciparum. Or, les scientifiques savent depuis plusieurs années que les personnes du groupe sanguin O survivent à cette forme grave. Une équipe de chercheurs suédois a découvert les mécanismes mis en jeu. Ils publient leurs résultats, aujourd’hui, dans la revue Nature Medicine.

Lorsque le parasite Plasmodium falciparum infecte les globules rouges, ces derniers s’agglomèrent et obstruent la circulation sanguine ce qui prive le cerveau et les organes d'oxygène. Les lésions cérébrales et tissulaires liées à l’hypoxie peuvent mener au coma voire à la mort. Jusqu’à aujourd’hui, les chercheurs ignoraient comment le parasite agissait pour que les globules rouges s'agrègent de cette manière.

Une protéine « glue »
Les chercheurs de l’Institut Karolinska en Suède ont découvert la protéine mise en cause : RIFIN. Cette molécule produite par Plasmodium falciparum agit comme de la glue. La protéine se fixe à la membrane des globules rouge et les lie les uns aux autres afin de créer des amas. Toutefois, chez les individus de type O, cette protéine s'ancre beaucoup moins à la membrane des cellules sanguines.

« En expliquant les mécanismes mis en jeu chez les individus de type O, nous pouvons aussi expliquer pourquoi ce groupe sanguin est si commun dans les région où le paludisme sévit. Au Nigéria, par exemple, plus de la moitié de la population appartient au groupe O, ce qui les protège du paludisme » explique le Pr Mats Wahlgren.

Cette découverte pourra permettre le développement de nouveaux médicaments antiparasitaires et éventuellement des moyens préventifs.

 

 

 

 

 

 

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