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QUESTION D'ACTU

Les paradoxes du sommeil


  • Publié 10.08.2012 à 06h00
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On ne peut pas vivre sans sommeil. Tous les enfants vous l’expliqueront. C’est d’ailleurs comme cela qu'on leur apprend que Jules César aurait tué Vercingétorix en l'empêchant de dormir. Tout simplement en le stimulant sans arrêt pour perturber une mécanique complexe et bien réglée, celle des cycles. Une mécanique sur laquelle est basé tout notre système de sommeil.

Un cycle dure de 40’ à 2 heures selon les individus. Chacun de nous possède son cycle dont la durée est immuable, inscrite dans notre cerveau. Lorsque l’on sait que tout le monde a impérativement besoin de 3 à 4 cycles par nuit en moyenne, on comprend pourquoi les courts dormeurs ont besoin de 2 à 3 heures de sommeil avec le même résultat bénéfique que les longs dormeurs pour qui une nuit de 7 à 8 heures est un minimum indispensable.
Entre 2 cycles, nous sommes complètement réveillés, mais l’on ne s’en souvient pas, car ce réveil dure en général quelques secondes. S’il atteint la minute, cela explique pourquoi, certains matins, on se réveille avec la sensation d’avoir mal dormi.

Chaque cycle est divisé en plusieurs parties: 

la première est celle de l’endormissement. Quelques minutes pendant lesquelles nous sommes encore hautement réveillables là où par exemple le simple fait d’éteindre la télévision fait tout reprendre à zéro;
la deuxième partie est beaucoup plus sérieuse, même si ce n’est qu’une étape intermédiaire qui permet, en quelques dizaines de minutes d’atteindre ce que l’on appelle le sommeil lent profond. Ce que le bon sens populaire nomme à juste titre le sommeil réparateur… pendant lequel , effectivement notre corps se répare.

Tout pourrait s’arrêter là quand survient, comme un coup de tonnerre dans le ciel d’été, le sommeil paradoxal. Paradoxal car on continue de dormir pendant que notre cerveau, lui, s’affole.Pourtant jamais l’éloignement de l’être n’a été aussi maximal. C’est d’ailleurs l’instant le plus dur pour réveiller quelqu’un. C’est le sommeil de l’équilibre psychique, là où l’on rêve. Car si sans sommeil on meurt, sans rêve on devient fou. Un exemple, les schizophrènes, ces malades qui ont des problèmes par rapport à la réalité ont peu ou pas de sommeil paradoxal.

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