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Régurgitations du nourrisson : sans gravité, elles sont trop souvent traitées

Régurgitations du nourrisson : sans gravité, elles sont trop souvent traitées

Publié le 07.11.2016
Régurgitations du nourrisson : sans gravité, elles sont trop souvent traitées
©123RF-Oksana Kuzmina

Les régurgitations du nourrisson, ou reflux gastro-œsophagien (RGO), sont un problème très fréquent et le plus souvent temporaire avant 3 mois. Elles disparaissent le plus souvent sans traitement après 6 mois dès que l’alimentation se diversifie et que l'enfant se tient assis puis debout.

Régurgitations du nourrisson : COMPRENDRE

Des mots pour les maux
Le « reflux gastro-œsophagien » (ou RGO) bénin se manifeste chez le nourrisson par des régurgitations de lait sans effort.
Le « cardia » est l’orifice supérieur de l’estomac où se termine l’œsophage. Son mauvais fonctionnement est responsable du RGO.

Qu'est-ce que la régurgitation du nourrisson ?

Les « régurgitations », ou « reflux gastro-œsophagien », correspondent au reflux du contenu de l’estomac vers la bouche.
Elles surviennent sans effort, contrairement aux vomissements, parfois à l’occasion d’un rôt et sont indolores, souvent avant l’âge de 3 mois, chez le nourrisson qui n’a pas acquis la position assise. Les régurgitations surviennent généralement après les repas et sont favorisés par l’alimentation liquide et les changements de position.
La majorité des nourrissons (70 à 80 %) régurgitent avant l’âge de quatre mois, certains plus que d’autres. Ils peuvent régurgiter tout de suite après la tétée ou un peu plus tard.
Même si les régurgitations peuvent sembler importantes, il s’agit bien souvent d’une petite quantité de lait. Il s’agit alors de reflux gastro-œsophagiens bénins qui guérissent spontanément sans traitement.

Quelles sont les causes des régurgitations ?

Les régurgitations sont dues au fait que, chez les bébés, en particulier avant 3 mois, la valve physiologique du bas œsophage (« sphincter inférieur de l’œsophage »), qui empêche le lait de remonter de l’estomac vers la bouche, n’est pas complètement développée. De plus, l’estomac des petits bébés a une faible capacité et il est souvent distendu après chaque tétée.
Les régurgitations diminuent généralement vers 6 mois et cessent habituellement complètement vers 1 an quand le fonctionnement de la valve s’est renforcé.
Certains facteurs augmentent le risque de reflux. Il s’agit des anomalies de l’œsophage (sténose du pylore opérée, hernie hiatale), des maladies chroniques du poumon (mucoviscidose) ou des troubles du développement psychomoteur.
Chez les nourrissons qui souffrent d’une œsophagite chronique, il est possible d’observer une érosion des dents due à l’acidité du reflux, voire un torticolis, secondaire à la contracture des muscles du cou. Un reflux acide peut également être à l’origine d’otite, de laryngite, de toux à répétition, voire de manifestations ressemblant à un asthme.

Quelles sont les complications des régurgitations ?

Près de neuf fois sur dix, les régurgitations n’ont pas de caractères de gravité. Mais la survenue de certains signes doivent faire craindre l’apparition d’un « reflux pathologique » : douleurs à l’origine de pleurs, refus de s’alimenter, traces de sang dans le lait régurgité, absence de prise ou perte de poids. Ces signes témoignent d’une « œsophagite », c’est-à-dire d’une inflammation de l’œsophage produite par l’acidité du contenu gastrique.
Il faut alors consulter un médecin pour traiter ce reflux gastro-œsophagien pathologique qui peut en outre favoriser la survenue de rhinopharyngites, de sinusites, d’une toux chronique et d’otites.

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