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Rapport de suivi

Plan cancer : la chimiothérapie orale poursuit son avancée

Le premier bilan du 3ème Plan Cancer vient d’être remis à François Hollande. La chimiothérapie par voie orale continue de progresser en France. Mais l’organisation peine à se mettre en place.

Plan cancer : la chimiothérapie orale poursuit son avancée VILLARD/SIPA

  • Publié 13.02.2015 à 23h39
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Le rapport de suivi du 3ème Plan Cancer a été remis au président François Hollande ce 13 février par la ministre de la Santé Marisol Touraine, Geneviève Fioraso – secrétaire d’Etat à l’Enseignement supérieur et à la Recherche – et le Pr Agnès Buzyn, présidente de l’Institut national du Cancer (INCa). Les nombreux chantiers entamés ont tendance à piétiner.

 

Une organisation nécessaire

« Les évolutions du parcours de soins des patients atteints de cancer favorisent les prises en charge à domicile », souligne le rapport de suivi. La chimiothérapie par voie orale participe grandement à cela. C’est pourquoi le Plan Cancer fait de son développement un objectif majeur. Mais dans les faits, l’application est plus difficile.

 

« Le développement de la chimiothérapie orale dont les bénéfices, pour les patients comme pour la collectivité, sont nombreux, soulève des questions essentielles sur la qualité et la sécurité des soins, l’observance ou la gestion des effets secondaires, donnant un rôle beaucoup plus important au patient », reconnaissent les auteurs du rapport. « En outre, cela interroge notre organisation de prise en charge qui reste largement pensée pour des traitements par chimiothérapie délivrés dans le cadre de séjours hospitaliers. » Le dossier demande donc une réorganisation de l’offre de soins et des coordinations entre les différents professionnels de santé.

 

De nombreux retards

Différents chantiers ayant trait à la chimiothérapie orale ont été mis en route. Certains doivent faire le bilan, d’autres entamer les modifications nécessaires de l’offre de soins. Mais la plupart ont pris un léger retard. Ainsi, le premier bilan de l’hospitalisation à domicile, dont la chimiothérapie orale est partie intégrante, n’a pas encore commencé.

 

Deux états des lieux ont pris un « retard mineur. » Le premier concerne les conditions de prescription et de délivrance des chimiothérapies par voie orale. Le second s’intéresse aux parcours des patients. Au final, seules les recommandations destinées aux professionnels de santé seront livrées à l’heure, en mars 2015. On reste encore loin de l’objectif fixé par le Plan Cancer, qui veut que 95 % des chimiothérapies orales fassent l’objet de guides nationaux en 2018.

 

Malgré les retards pointés, la chimiothérapie par voie orale poursuit son évolution. En juillet 2014, la Direction générale de l’offre des soins (DGOS) a lancé une phase d’expérimentation qui vise à améliorer la coordination ville-hôpital. 10 équipes issues des soins de ville se sont ajoutées aux 35 déjà recrutées. Elles travaillent notamment au développement de la prise en charge en ambulatoire. Dans la même visée, les Agences régionales de Santé (ARS) ont reçu des financements.

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