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QUESTION D'ACTU

Etude menée en Côte-d’Or

Cancer colorectal : le dépistage organisé améliore la détection précoce

Grâce au dépistage organisé du cancer colorectal, davantage de tumeurs bénignes sont détectées. Les patients sont mieux pris en charge et le traitement est mis en place rapidement.

Cancer colorectal : le dépistage organisé améliore la détection précoce A l'intérieur d'un colon, cancer à gauche, polypes au milieu (ADOLPHE PIERRE-LOUIS/ST/AP/SIPA)

  • Publié 29.09.2014 à 11h48
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Le dépistage organisé du cancer colorectal, ça marche ! Une étude, présentée au congrès de l’European Society for Medical Oncology (ESMO), livre les résultats encourageants du test Hemoccult depuis 2003. Réalisé chez les plus de 50 ans, il détecte la présence anormale de sang dans les selles. Pratiqué en routine, tous les deux ans, il permet de détecter davantage d’adénomes, des tumeurs bénignes qui augmentent le risque de cancer.

 

89 % d’adénomes dépistés en plus

Une équipe de l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (INSERM), basée à Dijon (Côte-d’Or), a inclus plus de 8 000 patients du département, âgés de 50 à 74 ans, dont le dépistage a révélé un premier adénome, entre 1997 et 2008.

Avant la mise en place du dépistage organisé, on détectait en moyenne 136 adénomes à haut risque pour 100 000 personnes. Après son instauration, les médecins en ont repérés 89 % de plus. Les adénomes non avancés, eux, ont progressé de 68 % grâce à cette campagne de dépistage.

 

Ces résultats plaident en faveur d’une participation massive au dépistage organisé : « Il est très important que le public suive les recommandations et participe aux campagnes de dépistage du cancer colorectal », souligne le Dr Vanessa Cottet, principale chercheuse. En effet, un dépistage rapide permet une prise en charge plus adaptée, mais aussi plus rapide, avec un meilleur pronostic. Car, s’il est dépisté suffisamment tôt, le cancer colorectal peut être guéri dans 9 cas sur 10.

 

L’intérêt du test immunologique

Le taux de détection d’adénomes s'est ensuite stabilisé entre 2005 et 2007, note l’équipe. Cependant, elle pourrait s'améliorer, et ce, grâce à l’introduction prochaine des tests immunologiques, plus simples et plus précis. « Au vu de la performance supérieure des tests immunologiques, on peut supposer qu’un dépistage organisé utilisant de tels tests entraînerait une réduction accrue des décès dus au cancer colorectal, et probablement une réduction de l’incidence du cancer colorectal », anticipe le Dr Cottet.

 

La coloscopie livre également de bons résultats : sur 1 179 patients suivis au CHU Pontchaillou de Rennes (Ille-et-Vilaine), 889 ont subi un examen de ce type. Il a permis de détecter 35 cancers et 219 adénomes. Toutefois, mieux vaut privilégier le test fécal pour effectuer un premier « tri » entre les patients qui ont besoin d’une coloscopie et ceux pour qui elle est inutile. « Nous pensons que la population peut tirer bénéfice du test Hemoccult ou du test immunologique, afin de sélectionner les meilleurs candidats à la coloscopie », conclut le Dr Sylvain Manfredi, qui a mené l’étude.

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