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QUESTION D'ACTU

Etude sur 1500 femmes

Un tiers des mères de jeunes enfants ont des symptômes dépressifs

Le pic de prévalence des symptômes dépressifs maternels est atteint aux 4 ans de l’enfant. Il faut donc revoir la surveillance de la santé mentale des mères, alerte une équipe australienne.

Un tiers des mères de jeunes enfants ont des symptômes dépressifs   Nick White / Mood Board/REX/SIPA

  • Publié 21.05.2014 à 17h53
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Le baby-blues et la dépression du post-partum témoignent du fait que les premiers jours et premiers mois de la maternité ne sont pas toujours heureux pour la nouvelle maman. Mais une étude australienne, publiée aujourd’hui dans le BJOG, une revue spécialisée de gynécologie et d’obstétrique, montre que des signes de dépression peuvent se manifester plus tardivement, au cours des premières années de l’enfant.

 

4 ans de l’enfant, pic dépressif pour les mamans

Les chercheurs ont suivi plus de 1500 femmes ayant accouché dans l’un des hôpitaux publics de Melbourne, de la naissance de leur enfant à ses 4 ans. Dans cet intervalle de 4 ans, près d’un tiers de ces femmes ont présenté des signes dépressifs, estimés grâce à une échelle de mesure de la dépression que ces mères complétaient régulièrement. Alors que l’attention des professionnels de santé est souvent focalisée sur la 1e année de l’enfant, la prévalence des symptômes dépressifs était de 14,5% parmi les mères d’enfants de 4 ans, plus qu’à n’importe quelle période des 12 premiers mois après l’accouchement. Les femmes ayant donné naissance à leur premier enfant étaient deux fois plus touchées que les autres (22,9% contre 11,3%).    

 

La violence conjugale multiplie le risque par 4

Le facteur le plus prédictif de ces symptômes dépressifs maternels la 4e année est d’avoir déjà souffert de troubles dépressifs en début de grossesse ou pendant les premiers mois de l’enfant. Le jeune âge de la mère, entre 18 et 24 ans, les évènements stressants et les faibles revenus sont également des facteurs associés à la survenue de symptômes dépressifs. Etre confrontée à la violence conjugale au cours de la 1e année après la naissance de l’enfant multiplie par 4 le risque de souffrir de troubles dépressifs dans les années qui suivent.

 

Revoir la surveillance maternelle

« Ces résultats montrent qu’il faut repenser notre politique de surveillance de la santé mentale maternelle. Il est probable que les systèmes de surveillance actuels, en Australie, au Royaume-Uni ou ailleurs, passent à côté de plus de la moitié des femmes traversant un épisode dépressif pendant les premières années de parentalité, notamment les plus vulnérables, celles qui ont leur 1er enfant », souligne le Dr Hannah Woolhouse, psychologue à Victoria en Australie et co-auteur de l’étude. Plusieurs spécialistes interviewés dans les médias anglo-saxons nuancent ces résultats en soulignant que cette étude a porté sur les symptômes dépressifs rapportés par les femmes, ce qui ne constitue pas un diagnostic de la dépression maladie. Mais tous s’accordent sur la nécessité pour les gynécologues, généralistes et sages-femmes d’être attentifs à la santé mentale des jeunes mères, plus longtemps que pendant la période périnatale de quelques mois.  

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