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Chiffres de l'OMS

Paludisme : la moitié de la population mondiale est menacée

Portrait de la maladie qui a fait plus de 600 000 morts en 2012 et qui tue un enfant toutes les minutes en Afrique.

Paludisme : la moitié de la population mondiale est menacée ETIENNE LAURENT/DAPD/SIPA

  • Publié 26.04.2014 à 14h02
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“Près de la moitié de la population du monde est exposée au paludisme” explique l’Organisation mondiale de la Santé. Cette maladie, due à des parasites transmis à l’homme par des piqûres de moustiques infectés, a été à l’origine de 627 000 décès en 2012.

Qui est touché par le paludisme

La plupart des cas de paludisme et des décès dus à cette maladie surviennent en Afrique subsaharienne, toutefois, l’Asie, l’Amérique latine et, dans une moindre mesure, le Moyen-Orient et certaines parties de l’Europe sont également affectés, comme le souligne l’OMS. En 2013, 97 pays étaient confrontés à une transmission continue du paludisme.

Le groupe de population le plus à risque est constitué des jeunes enfants vivant dans des zones de transmission stable qui n’ont pas encore développé une immunité les protégeant contre les formes les plus sévères de la maladie. De 80 000 à 200 000 enfants meurent chaque année du paludisme.

Les femmes enceintes non immunisées sont également des populations très à risques : le paludisme entraîne des taux élevés de fausses couches et peut provoquer des décès maternels. 100 millions de femmes enceintes sont concernées chaque année. Chez les femmes enceintes semi-immunisées (c’est-à-dire vivant dans un lieu de forte transmission, dont l’immunisation provient d’infections nombreuses), le paludisme peut entraîner des fausses couches et un faible poids de naissance chez le nouveau-né, en particulier lors de la première et de la seconde grossesse.

Parmi les groupes à risques d’être contaminés par le paludisme, on compte également les personnes vivant avec le VIH. En cas d’infection palustre du placenta, les femmes enceintes atteintes du VIH ont aussi un risque plus élevé de transmettre l’infection à VIH à leurs nouveau-nés.

Enfin, les personnes fragiles sont évidemment les voyageurs internationaux en provenance de régions exemptes de paludisme car ils ne sont pas immunisés. En France, le nombre de cas de paludisme importés était de 3560 en 2011. Ce qui représentait une baisse de 25% par rapport à 2010. La décroissance des cas de paludisme en France est la conséquence de la lutte menée dans les pays de forte endémie. 

Les recommandations de l'OMS

Les premiers symptômes du paludisme sont de la fièvre, souvent accompagnée de frissons et ils n'apparaissant qu'une à quatre semaines après la piqûre. En raison de l'absence d'un vaccin, l'OMS recommande plusieurs mesures pour éviter le risque de piqûres, telles que la mise en place de moustiquaires, d'écrans aux fenêtres et la pulvérisation d'insecticides dans les habitations. Les médicaments anti-paludiques sont quant à eux un moyen de prévention recommandé pour les voyageurs se rendant dans les zones à risques.

Un projet de vaccin a été lancé en 2011 ; il est coordonné par Benoît Gamain, directeur de recherche au sein de l’Unité Inserm 1134. Ce projet a pour objectif de trouver un vaccin permettant aux futures femmes enceintes d’être protégées contre le paludisme gestationnel. L’essai clinique est en cours de préparation et devrait démarrer en 2015.

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