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QUESTION D'ACTU

Journée mondiale de Parkinson

Parkinson : des patients prisonniers de leur corps

100 000 personnes en France souffrent de cette maladie. A l'occasion de la journée mondiale, l'Association France Parkinson rappelle la nécessité de garantir une qualité de prise en charge à tous.

Parkinson : des patients prisonniers de leur corps GILE MICHEL/SIPA

  • Publié 11.04.2014 à 15h23
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 La maladie de Parkinson touche environ 100 000 personnes en France, et environ 1 million en Europe. Des chiffres très élevés qui justifient les nombreuses mobilisations pour la Journée Mondiale de Parkinson, ce vendredi 7 avril. A cette occasion, l'Association France Parkinson a tenu a rappeler qu'il était nécessaire de garantir l'accès et la qualité des soins partout en France.

Cette maladie neurologique  se caractérise par la disparition progressive de cellules nerveuses situées dans le cerveau. Ces cellules sont impliquées dans le contrôle de la précision et de la fluidité des mouvements en sécrétant une substance appelée dopamine. Quand plus de 50 % de ces cellules ont disparu, apparaissent les symptômes caractéristiques de la maladie.

 

Une perte d'autonomie
Elle  évolue de manière très variable selon les patients. Elle entraîne une perte progressive de l'autonomie. Les malades, limitant de ce fait les activités hors domicile dans plus de 50 % des cas, s’isolent chez eux et sollicitent de moins en moins leurs muscles et leur capacité respiratoire. Du coup, ce manque de rééducation et d’activité physique aggrave les gênes occasionnées par la maladie, à savoir des raideurs des articulations et des contractures. Pour Bruno Favier, président de l'Association France Parkinson, la maladie de Parkinson peut être  assimilée à un enfermement. « Le malade de Parkinson perd progressivement tout mouvement automatique, tout son corps devient une prison... À perpétuité !»  

 

Quels sont les signes de la maladie ?

S''ils varient d'un malade à l'autre, les symptômesils se manifestent par trois signes principaux :
- des tremblements observés au repos de manière régulière;
- une rigidité musculaire (les mouvements perdent leur fluidité et sont exécutés par à-coups);
- un ralentissement des mouvements (ils sont difficiles à initier, avec des hésitations au moment du démarrage). 
Ces symptômes peuvent varier en intensité dans le temps, parfois au cours d’une même journée et le stress, le manque de sommeil, les émotions .peuvent les aggraver.

Des symptômes secondaires peuvent survenir : douleurs, crampes, fourmillements, constipation, mictions urgentes, chute de tension à l’occasion d’une levée trop brusque (hypotension orthostatique), de la sueurs et des salivations abondantes, anxiété, déprime, irritabilité, des troubles de l’écriture, des difficultés pour avaler, des troubles de l’équilibre...


Pourquoi la maladie survient ?

Les causes précises de la maladie de Parkinson sont encore méconnues. Plusieurs pistes sont étudiées, et notamment l'interaction entre gènes et environnement, l'exposition aux métaux lourds, pesticides et herbicides, les chocs à la tête (traumatismes crâniens comme chez les boxeurs), les micro-infarctus cérébraux, les neurotoxines qui pourraient être d’origine virale…


Plusieurs gènes de prédisposition ont été identifiés, d’abord dans les cas (très rares) de forme précoce de la maladie, survenant avant 50 ans, parfois même avant 40 ans. Mais la forme la plus courante (plus de 95 % des cas) n’a pas encore livré tous ses secrets et les études familiales ou de jumeaux ne montrent pas une héritabilité très élevée.

 

Quels sont les traitements ?

La maladie de Parkinson ne se guérit pas, elle se soigne. Le traitement vise à réduire et à soulager les symptômes, sans pour autant arrêter la progression de la maladie. La prise en charge médicale permet donc d'atténuer les symptômes moteurs mais ne se suffit pas à elle-même.
Certains exercices sur la motricité, tels que l’orthophonie (motricité fine et vocale), la kinésithérapie et le maintien d’une activité physique pendant le traitement permettent de retarder l’aggravation des troubles moteurs et d'améliorer la qualité de vie des patients. La prise en charge doit ête p, incluant donc un travail essentiel du corps.


Les médicaments prescrits contre la maladie de Parkinson visent à rétablir une concentration normale de dopamine dans le cerveau, et leur choix dépend de nombreux facteurs. En raison de la grande variabilité de la maladie selon les patients, la mise en place d’un traitement médicamenteux est un processus progressif qui nécessite de nombreux ajustements, tant dans le choix du médicament le plus adapté que dans l’identification de la dose optimale.

La stimulation cérébrale profonde est quant à elle une technique chirurgicale qui consiste à implanter dans le cerveau deux électrodes (deux fils très fins) qui sont laissés en permanence. Via les électrodes, les stimulateurs placés sous la peau au niveau des clavicules envoient des impulsions électriques qui corrigent les effets de l’insuffisance en dopamine et réduisent fortement les symptômes, ainsi que les dyskinésies et les fluctuations motrices. Le traitement médicamenteux peut être maintenu après la pose des électrodes mais, le plus souvent, à des doses très inférieures à celles prescrites avant l’intervention.

Cette technique qui est pratiquée depuis une dizaine d'année, ne pouvant être proposée qu’à seulement 10 à 15 % des personnes souffrant de maladie et les critères sont très stricts. Environ 300 à 400 personnes sont équipées de ce système chaque année en France.



Sources:Eureka, Association France Parkinson,  Inserm

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