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2 semaines avant le terme

Un pic de chaleur d’une semaine augmente les naissances précoces

Des températures caniculaires qui durent augmentent faiblement le risque d’accouchement prématuré… mais font grimper le risque de travail précoce d’environ 27% selon une étude.

Un pic de chaleur d’une semaine augmente les naissances précoces OJO Images / Rex Featur/REX/SIPA

  • Publié 01.04.2014 à 16h39
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Femmes enceintes, gare aux grosses chaleurs. Une étude, parue dans Epidemiology, suggère qu’une température élevée augmente faiblement le risque d’accouchement prématuré (moins de 37 semaines d’aménorrhée) et de manière significative celui de donner naissance de manière précoce (37-38 semaines). Les chercheurs de l’université de Montréal (Canada) se sont intéressés aux pics dépassant les 32°C dans la ville entre 1981 et 2010. Sur 300 000 naissances, 20 000 sont survenues dans la semaine suivant une journée caniculaire.

 

Très peu de naissances prématurées

Si l’on connaît les effets d’une canicule sur les personnes âgées, ceux sur la femme enceinte sont relativement peu abordés. Cette étude devrait rassurer les parturientes : une forte chaleur (32°C et plus) n’augmente que peu le risque d’accouchement prématuré. Entre une journée à 20°C et une journée à 28°C, le risque passe de 5,4% à 5,8%, « ce qui n’est pas significatif », précise Nathalie Auger, auteur principal. Mais ce n’est pas le cas partout : les auteurs de l’étude citent l’exemple de Brisbane, en Australie, où un pic de 25°C augmente de 10% le risque d’accouchement prématuré par rapport à une température ambiante de 21°C.

 

Un « stress causé par la chaleur »

« L’exposition à des températures ambiantes très élevées peut réduire la durée de gestation pour des grossesses qui atteignent leur terme au cours de l’été, mais pas suffisamment pour affecter de manière visible les taux de naissance prématurée », estime Nathalie Auger. En effet, les femmes dont le terme est proche accouchent davantage que les autres. Ainsi, un pic de chaleur de trois jours est associé à un surrisque de 17%. Lorsqu’il dure entre 4 jours et une semaine, le risque atteint 27%. Ce type de naissance avant terme ne présente pas de réels risques pour la santé des nouveaux-nés, même si certaines études suggèrent qu’ils sont davantage exposés à des troubles respiratoires.

 

Plusieurs hypothèses peuvent expliquer cet accouchement légèrement avant le terme de la grossesse. L’équipe invoque tout d’abord « le stress causé par la chaleur » qui augmente la contractilité de l’utérus. « On croit aussi que la déshydratation découlant de la chaleur ambiante réduit l’apport sanguin dans l’utérus », explique Nathalie Auger. Cela augmenterait donc l’excrétion de certaines hormones qui déclenchent le travail.

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