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Pour sauver plus d'enfants, «nous avons besoin de dons d’organes pédiatriques»

L'Agence de la biomédecine alerte sur la baisse des dons d’organes destinés aux enfants. 

Pour sauver plus d'enfants, \ AgFang / istock.




L'ESSENTIEL
  • En France, de nombreux bébés et de nombreux jeunes enfants sont en attente d’une greffe, mais le nombre de donneurs d’organes pédiatriques est en diminution de 31 % depuis 2018.
  • Au cours de l’année dernière, la France a enregistré 48 donneurs pédiatriques (dont 13 avaient moins de 5 ans) et 260 nouveaux jeunes patients inscrits en attente d’une greffe (dont 118 pour le foie, 111 pour le rein et 25 pour le cœur).
  • "On n’est jamais préparé à la mort de son enfant, mais on peut se préparer à la question du don d’organes. Dire oui au don d’organes, c’est un acte courageux et généreux permettant à d’autres enfants de continuer à vivre", souligne l’Agence de la biomédecine.

À l’occasion de la sortie du film de Karim Dridi "Revivre", l’Agence de la biomédecine rappelle dans un communiqué de presse "les besoins de dons d’organes pédiatriques pour les jeunes patients".

"Le nombre de donneurs d’organes pédiatriques est en diminution de 31 %"

"En France, de nombreux bébés et de nombreux jeunes enfants sont en attente d’une greffe, mais le nombre de donneurs d’organes pédiatriques est en diminution de 31 % depuis 2018", précise l’organisation. "Cette baisse pose la double question du niveau d’information et du taux d’opposition parentale au prélèvement" ajoute-t-elle.

"En effet, dans le cadre du don pédiatrique, il faut obtenir le consentement explicite des deux titulaires de l’autorité parentale", précisent les spécialistes. "Le taux d’opposition pédiatrique atteint 47 % en 2023, contre 30 % en 2011. Ce taux reste supérieur au taux d’opposition moyen observé chez l’adulte (36 % en 2023)", déplorent-ils.

En 2023, 18 enfants sont décédés faute de greffon compatible

La greffe d’organes chez les enfants nécessite la disponibilité d’organes de taille adaptée à leur morphologie, et les familles doivent décider en un temps très court si leur enfant décédé peut être un potentiel donneur. Au cours de l’année dernière, la France a enregistré 48 donneurs pédiatriques (dont 13 avaient moins de 5 ans) et 260 nouveaux jeunes patients inscrits en attente d’une greffe (dont 118 pour le foie, 111 pour le rein et 25 pour le cœur).

Les enfants sont toujours prioritaires sur les adultes quand un organe est disponible et adapté à leur morphologie, mais la médiane d’attente reste encore trop longue : - 11,1 mois pour le rein, - 2,1 mois pour le foie, - 2 mois pour le cœur. En 2023, 18 enfants sont décédés faute de greffon compatible. 

Dons d'organes pédiatriques : "il est important de sensibiliser les parents"

"On n’est jamais préparé à la mort de son enfant, mais on peut se préparer à la question du don d’organes. Dire oui au don d’organes, c’est un acte courageux et généreux permettant à d’autres enfants de continuer à vivre", souligne l’Agence de la biomédecine.

Pour Marine Jeantet, directrice générale de l’institution : "au milieu de la vie de tous les jours, des convois pas comme les autres transportent un organe destiné à sauver une vie, parfois un jeune enfant, parfois une personne plus âgée. Il n'y a pas d'âge pour recevoir un organe comme il n'y a pas d'âge pour les donner, nous sommes tous concernés, tous donneurs, tous receveurs".

"C’est pourquoi il est important de sensibiliser les parents, quand tout va bien et quand la question ne se pose pas", conclut l’Agence de la biomédecine.

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