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5000 nouveaux cas par an en France

Hépatite C : sur la piste d’un vaccin

Une équipe américaine aurait identifié un moyen de bloquer l'entrée du virus de l'hépatite C dans les cellules du foie. Ces travaux ouvrent la voie au développement d'un vaccin. 

Hépatite C : sur la piste d’un vaccin DURAND FLORENCE/SIPA

  • Publié 29.11.2013 à 18h53
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Après six ans de travail, des chercheurs californiens ont mis le doigt sur une des clés d’entrée utilisée par le virus de l’hépatite C pour infecter les cellules du foie. Il s’agit de la protéine E2 qui compose l’enveloppe du virus. Bloquer l’action de cette protéine permettrait d’empêcher le virus de détruire les cellules hépatiques. Elle constitue donc une cible intéressante pour un vaccin. Or les équipes du Scripps Research Institute (TSRI) à l’université de La Jolla en Californie ont déjà réussi à visualiser grâce à un puissant microscope électronique la structure de cette protéine E2, et à isoler chez des malades de rares anticorps qui peuvent la neutraliser.

6 ans de travail pour visualiser la protéine E2

« Maintenant que nous pouvons visualiser en détails les sites de liaison de ces anticorps, nous pouvons concevoir des molécules qui les imitent et qui serviront à la fabrication d'un vaccin, » a indiqué à la presse le professeur Mansun Law, un des co-auteurs de l’étude publiée dans la revue Science. Ce n’est qu’un premier pas dans le développement d’un vaccin mais les chercheurs américains sont plein d’espoir. «Nous sommes enthousiasmés par ce développementa déclaré Ian A. Wilson, l'auteur principal de la nouvelle recherche de l'IRST. « Il a été très difficile d'obtenir une structure de E2 de haute résolution et il a fallu des années de travail minutieux pour finalement y parvenir. Mais, nous n'avons pas baissé les bras. »

200 millions de porteurs du virus

Il y a urgence. Le virus de l’hépatite C s’est, en effet, propagé dans le monde, principalement lors d’utilisation d’instruments médicaux non stérilisés, lors de la réutilisation d’aiguilles hypodermiques, ou de transfusion sanguines non sécurisées avant les années 90. Pas moins de 200 millions de personnes seraient porteuses du virus. En France, on estime que près de 400 000 personnes sont porteuses d’anticorps contre le virus de l’hépatite C. En termes d’incidence, on estime qu’il y a environ 5000 nouveaux cas par an en France, et les usagers de drogues intraveineuses en représentent la grande majorité (de l’ordre de 70%).

D’après l’association SOS Hépatites, l’épidémie de virus de l’hépatite C est à l’origine de 2600 décès par an. Le virus est responsable d’environ 20 % des cas d’hépatites aiguës et de 70 % des cas d’hépatites chroniques. Et l’hépatite chronique C est une cause majeure de cirrhose et de cancer primitif du foie (carcinome hépato-cellulaire).
Autre chiffre préoccupant, environ un tiers des personnes contaminées par le virus de l’hépatite C ignorent qu’elles sont porteuses du virus. Aujourd'hui, il existe un traitement qui permet de guérir dans plus de 50 % des cas mais cela dépend du génotype du virus. 

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