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Maladies cardiovasculaires

Alimentation : les Américains veulent en finir avec les acides gras trans

L’autorité sanitaire américaine veut réguler, voire interdire, les acides gras trans. Présentes dans de nombreux aliments, ces substances augmentent le risque cardiovaculaire. 

Alimentation : les Américains veulent en finir avec les acides gras trans CHAUVEAU NICOLAS/SIPA

  • Publié 08.11.2013 à 07h00
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Nouvelle charge contre les acides gras trans ! L’autorité sanitaire américaine, la FDA, a annoncé le 7 novembre sa décision de classer les graisses partiellement hydrogénées comme « non reconnues comme sûres. » Il s’agit de la première source de graisses trans dans les plats préparés. La FDA souhaite aussi en faire des additifs alimentaires, ce qui les soumettrait à une autorisation officielle. Les aliments contenant des additifs désapprouvés sont considérés comme frelatés et ne peuvent donc pas être vendus légalement. Une telle décision pourrait bien sonner le glas des graisses trans dans l’alimentation.

 

Un risque cardiaque accru

Consommer des graisses partiellement hydrogénées augmente le taux de lipoprotéine à faible densité, le « mauvais » cholestérol. La conséquence directe est un risque accru de maladie coronaire. C’est ce qu’affirme un rapport de l’Académie des Sciences américaine dans un rapport de 2002. L’Institut de Médecine rejoint ces conclusions : en l’absence de bénéfice prouvé, il est recommandé de consommer aussi peu de graisses trans que possible.

 

La consommation quotidienne a fortement diminué aux Etats-Unis. En 2003, les Américains consommaient en moyenne 4,6 grammes par jour. En 2012, ce n’était plus qu’un gramme par jour. « La consommation potentiellement dangereuse de graisses artificielles trans a reculé au cours des deux dernières décennies aux Etats-Unis mais elle reste un problème de santé publique. L’action actuelle de la FDA est un pas important vers la protection de davantage d’Américains contre les dangers potentiels de graisses trans, » affirme Margaret Hamburg, Commissaire à la FDA. Elle estime que la réduction de ces acides gras éviterait 20 000 attaques cardiaques et 7 000 décès dus à des maladies cardiaques chaque année.

 

Pizzas surgelées et desserts

Certains emballages alimentaires clament que le produit ne contient aucune graisse trans. Un piège selon un agent de sécurité des consommateurs de la FDA, Mical Honigfort : « C’est une bonne idée de vérifier la liste des ingrédients. Avec les régulations actuelles, les firmes peuvent affirmer qu'il n'ya pas de graisse trans si l’aliment en contient moins de 0,5 grammes par portion. Mais si les graisses partiellement hydrogénées sont dans les ingrédients, cela signifie qu’il peut y en avoir une petite quantité. » La consommation accumulée de produits à faible teneur en graisses trans finit par avoir un impact nocif sur la santé.

 

De nombreux fabricants ont spontanément réduit la quantité d’acides gras trans dans les aliments préparés. Mais on peut toujours en trouver à tous les rayons : desserts, pizzas surgelées, popcorn au micro-ondes, margarines ou encore crèmes déshydratées en contiennent. « La meilleure chose à faire est d’observer les taux de graisses saturées, de cholestérol et de graisses trans. Choisissez les produits qui en mélangent le moins, » recommandent le directeur du département Sécurité des additifs alimentaires de la FDA, Dennis Keef.


Pas plus de 2% d'acides gras trans en France

En 1999, la FDA a proposé d’inscrire les graisses trans dans les informations nutritionnelles. Immédiatement, les fabricants ont réduit leur utilisation du produit, même si la règle est devenue effective en 2006. En France et en Europe, les acides gras trans ne sont pas interdits non plus. Cependant, en 2005, l'Anses a fixé un seuil maximal d’apport en acides gras trans à 2 % de l'apport énergétique total (AET), et ce quels que soient l'âge et le sexe, aussi bien chez les enfants que chez les adultes, sachant que es apports moyens de la population sont de l'ordre de 1,3%. Chez les adultes, 5% de la population avaient une consommation atteignant le seuil maximal. La Commission européenne doit résenter en 2014 un rapport sur l'incidence de mesures éventuelles concernant les acides gras trans, y compris la fourniture d'informations aux consommateurs sur lesdits acides gras trans ou l'imposition de restrictions à leur usage. 

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