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Psychiatrie

Parkinson : l’espoir d’un traitement contre les psychoses

La pimavansérine pourrait offrir, sans effets secondaires moteurs ou sédatifs, une nouvelle piste thérapeutique dans la psychose, très fréquente chez les malades parkinsoniens.  

Parkinson : l’espoir d’un traitement contre les psychoses   GILE MICHEL/SIPA

  • Publié 04.11.2013 à 15h29
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En France, 150 000 personnes souffrent de la maladie de Parkinson, soit 1% des plus de 65 ans. Le tremblement en est sûrement le symptôme le plus connu mais ¾ des malades souffrent également d’un autre symptôme envahissant au quotidien : la psychose. « Ces psychoses associées se manifestent par des hallucinations ou des illusions stressantes. Elles sont compliquées à gérer pour les aidants et favorisent les passages aux urgences et l’entrée en maison de retraite », souligne la chercheuse canadienne Susan Fox dans un éditorial du Lancet.


Cette revue médicale publie en même temps les résultats d'un essai clinique de phase III sur la pimavansérine, une molécule ouvrant « une nouvelle piste thérapeutique dans le traitement de la psychose associée à la maladie de Parkinson ». Actuellement sa prise en charge est difficile car le peu d’options médicamenteuses disponibles ont tendance à accroître les symptômes moteurs du Parkinson. Agissant sur des récepteurs de la sérotonine, la pimavansérine semble, elle, être efficace sur les symptômes psychotiques sans effets secondaires sédatifs ou perturbant la motricité des malades.

 

Des effets secondaires scrutés à la loupe

Des études complémentaires seront nécessaires pour démontrer l’efficacité à long-terme de cette molécule et sur des effectifs plus larges que les 199 malades étudiés ici. Les effets secondaires sont également observés de près. Aucun problème majeur n’a été observé dans l’étude mais on sait que la pimavansérine peut perturber le rythme cardiaque. « Un électrocardiogramme sera nécessaire avant d’utiliser ce médicament », prédit la chercheuse canadienne. Son action sur les récepteurs de la sérotonine pourrait également perturber les mécanismes de régulation du poids mais les données de suivi à deux ans des patients de l’étude n’ont pour le moment pas montré de hausse de l’incidence de la prise de poids ou du syndrome métabolique.

 

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